TVA / capture d'écran Les beaux malaises

C’est fait, Martin Matte a tiré la plug en bon français. Dimanche, TVA présentait la dernière émission de la populaire série et les autres créateurs peuvent enfin respirer – ils auront désormais une chance de gagner des trophées lors des galas à venir.

Enfin!

Plus sérieusement, j’ai pour ma part beaucoup apprécié le changement de registre pour la dernière émission. Matte a osé nous surprendre, comme au départ de la série, et la maladresse de certains passages témoigne tout de même d’un réel désir de ne pas s’asseoir sur ses lauriers et c’est tout à son honneur.

Petit bémol par contre sur la dernière envolée sur une chanson des Rolling Stones au lieu de se tourner vers notre répertoire comme la série avait l’habitude de faire. C’est un drôle de choix pour clore Les beaux malaises alors que la chanson n’apportait pas grand-chose de plus à la dernière grande scène que du rythme et un refrain familier.

Calvaire de La Chicane aurait eu le même effet … et ça serait d’actualité avec le grand retour de la bande à Boom.

Ceci dit, Les beaux malaises ne faisait pas partie de mes rendez-vous incontournables. J’aimais ça et je m’y arrêtais quand je tombais dessus, mais ce n’était pas dans mon agenda. C’était de la bonne télé, un brin baveuse, bien écrite et superbement jouée – mais c’était convenu malgré ce que les gens vous en diront.

La finale, par contre, est allée plus loin que simplement s’adresser à la caméra en jouant sur la ligne entre la fiction et la réalité et c’était un bon filon à exploiter. Ça me rappelait, par moment, les épisodes de Noël de la série britannique The Office qui ont servi de testament à la comédie en utilisant la vie après la série dans la réalité fictive des comédiens.

À mon avis, Martin Matte avait fait le tour du jardin et sa grande finale était une façon de l’exprimer clairement. Même si la série restait plaisante et amusante, elle n’avait plus rien de neuf à offrir que des situations familières pour un public accoutumé. Se retirer avant l’inévitable redondance est une sage décision et la série de Matte s’inscrira comme une réussite sur toute la ligne, sans le spectre lourd de la «saison de trop».

Pour ça, chapeau.

Pour la finale, à mon avis, la deuxième portion était la plus intéressante, le voyage à Paris n’étant qu’une escalade de blagues qui ne lèvent pas. Voir les personnages imaginés par Matte naviguer entre la réalité et la fiction aura été mon plaisir de la soirée.

Les beaux malaises ne sont plus et terminer sur un petit frette colle à l’identité de la série.

Mention spéciale à Fabien Cloutier pour son rôle du frère de Matte qui, encore dans cette finale, avait les répliques les plus savoureuses.

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