Capture d'écran / Club Illico Victor Lessard

Grosse nouveauté du côté du Club Illico la semaine dernière: la série Victor Lessard, inspirée d’un roman à succès de l’auteur Martin Michaud, était dévoilée et elle a fait beaucoup de bruit jusqu’ici.

Pour les bonnes et les mauvaises raisons.

Victor Lessard, c’est le nom d’un enquêteur à Montréal qui doit élucider une série de meurtres avec l’aide de sa partenaire de longue date Jacinthe Taillon. Patrice Robitaille et Julie Le Breton campent les rôles-titres dans cette formule consacrée qui émule sans trop de complexes les équivalents américains.

Pour les amateurs d’enquêtes un peu tirées par les cheveux et de rebondissements, Victor Lessard est taillée sur mesure pour vous.

Ceci dit, ceux qui aiment les séries nuancées et subtiles risquent de frapper un mur. Je m’explique.

La série a le défaut de ses qualités, c’est-à-dire qu’elle adapte bien un genre populaire de télévision policière. Les dialogues sont gros, plaqués, très explicatifs et de ce fait les personnages sont peinturés au rouleau. C’est un défaut agaçant, oui, mais ça sert aussi le genre de la série.

C’est efficace, malgré tout ça.

On reprend le récit de l’auteur et on le met à l’écran avec des superbes prises de Montréal qui est plus glauque que jamais. Par contre, on coupe un peu les coins ronds sur les perruques et les costumes des personnages secondaires.

Autre détail qui est venu me picosser un brin: pourquoi des noms d’épisodes en anglais, des situations très américanisées et un complot qui recoupe avec la CIA?

Victor Lessard semble être une série qui s’assume, mais on perçoit un certain complexe d’infériorité quand on orchestre un récit à l’américaine, à Montréal, sans adapter le tout entièrement. Je présume que beaucoup d’éléments provenaient du roman d’origine, mais ça m’agace quand même.

Je pointe les défauts ici, mais je dois vous avouer que c’est difficile de décrocher. On veut connaître le dénouement de l’intrigue, même si l’anticasting de Julie Le Breton détonne trop souvent dans des scènes dramatiques où son personnage de «policière-lesbienne-rude» véhicule des clichés qu’on ne devrait plus voir à la télé.

Si les CSI de ce monde vous tiennent en haleine, Victor Lessard vous tombera dans l’œil. Sinon, soyez avertis que c’est de la bonne télévision de genre, mais pas forcément une bonne série télévisuelle.

La nuance est mince, mais elle existe.

P.-S.: Enfin le Club Illico permet de s’abonner en ligne sans passer par le service à la clientèle téléphonique de Vidéotron. Sérieusement, c’était plus que ridicule comme situation et elle est maintenant corrigée. Ceci dit, la plateforme du Club Illico est toujours aussi désagréable à naviguer. On ne peut pas tout avoir.

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