ICI ARTV Urbania

Avant de commencer, un peu de transparence. Je travaille fréquemment avec  l’équipe d’Urbania et, forcément, ce sont des gens que j’affectionne et mon jupon dépasse un peu lorsque je parle d’un de leurs projets.

Ceci dit, j’approche la série de quatre épisodes qui débute ce soir à 21h00 sur ICI ARTV avec un œil critique d’abord et avant tout, parce que c’est ainsi que j’aime aborder la télévision que je relaie ici pour les lecteurs du Métro.

Donc, Urbania sera dévoilé avec un premier épisode de 60 minutes sur les nouveaux riches en plus d’offrir une déclinaison en baladodiffusion et une exclusivité web sur le même thème. Il s’agit d’une offensive multiplateforme pour ARTV qui, en s’associant avec une équipe déjà familière avec ce genre d’entreprise, espère rallier à leur cause un auditoire qu’elle n’atteindrait pas autrement.

Là-dessus, chapeau pour l’audace et l’initiative.

Mais est-ce que cette offensive audacieuse nous offre de la bonne télévision traditionnelle? Oui et non, mais pas pour les raisons que vous croyez.

La première heure d’Urbania sur les nouveaux riches nous présente des portraits intéressants sur des gens qu’on n’observerait pas autrement. C’est un peu la marque de commerce d’Urbania au fil des ans – faire de l’extraordinaire avec de l’ordinaire. Ici, la ligne directrice ne change pas et ceux familiers avec le magazine retrouveront le ton un peu irrévérencieux et la facture visuelle qui fait la notoriété de la marque.

Par contre, une interrogation me titillait après mon visionnement : pourquoi est-ce que cette formule audacieuse se retrouve-t-elle à la télé traditionnelle?

En fait, c’est faux. Je sais pourquoi ces émissions se retrouvent sur les ondes traditionnelles. Le virage web n’est pas encore complété et les producteurs doivent encore se tourner vers la télé pour financer leurs projets. Ce qui me titillait, c’est que j’essayais d’imaginer cette heure de télé sans les contraintes d’un diffuseur conventionnel et cette vision me plaisait beaucoup.

Ce projet d’Urbania, particulièrement le volet télé, c’est un peu comme observer une bête sauvage au zoo. On peut apprécier sa magnificence de près et deviner les traits dominants, mais on se demande comment la bête se comporterait sans la cage de verre qui l’entoure.

Jusqu’où irait l’audace?

Quand je disais que ce n’était pas forcément de la bonne télévision traditionnelle, j’émettais surtout le souhait de voir peut-être le début d’un nouveau format de télé qui ne serait pas forcément dépendant des moyens de diffusions conventionnels.

Au-delà du multiplateforme qui est au centre de la promotion du projet, j’y vois dans cette heure de télé quelque chose comme une nouvelle façon de nous présenter de la télé documentaire et, surtout, une façon qui pourrait ouvrir des portes sur le web afin de décloisonner le contenu, au service du spectateur au lieu des publicitaires qui n’ont pas encore compris que l’investissement sur le web n’est pas une maladie incurable, mais plutôt la voie de l’avenir.

Jetez-y un œil, les rencontres valent le détour et qui sait, peut-être que le projet fera des petits et là, espérons-le, tout sera possible.

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