Showtime I'm dying up here

Au début du mois, Showtime a lancé sa nouvelle fiction I’m Dying Up Here. La série est disponible ici au Canada sur le service CraveTV en exclusivité et, croyez-moi, ça vaut la peine de penser à l’abonnement ne serait-ce que pour suivre cette intéressante incursion dans le monde des aspirants humoristes américains des années 1970.

Inspiré d’un roman de William Knoedelseder sur les coulisses d’un comedy club de Los Angeles, I’m Dying Up Here est une version fictionnalisée de l’ascension de plusieurs grands humoristes incluant Jim Carey, qui figure d’ailleurs au générique à titre de producteur. Ceci dit, ne cherchez pas du potin croustillant, le Los Angeles de 1973 de la série est presque complètement fictif incluant le bar et sa propriétaire campée par Melissa Leo. Par contre, des acteurs se prêtent au jeu et font revivre brièvement des grandes pointures comme Richard Pryor ou Johnny Carson.

En fait, I’m Dying Up Here s’inscrit dans la lignée des séries explorant la vie de ces gens payés pour nous faire rire en levant le voile sur les parts d’ombre. Ici, plus particulièrement, la portion dramatique est doublement accentuée quand on suit une bande d’aspirants humoristes qui ont beaucoup de difficultés à s’adapter à ce nouvel environnement qui ressemble plus à une jungle qu’à une confrérie. On gravite autour de ce bar qui sert un peu d’école de l’humour à une génération rêvant d’un jour faire le Tonight Show.

C’est d’ailleurs la force de la série jusqu’ici, une lenteur assumée qui puise sa charge dramatique dans les petits moments et les difficultés du quotidien, comme le faisait admirablement bien Louie de l’humoriste Louis C.K.

Les deux séries ne se comparent pas, mais il y a une certaine familiarité dans l’absence de gêne quand vient le temps d’exposer les travers et les tristesses d’humoristes en quête d’un dix minutes sur une scène pour se faire un nom.

Comme c’est du Showtime, il y a une certaine qualité cinématographique et le format, des épisodes d’une heure, accentue l’impression de voir se développer devant nous un long film dans lequel on s’investit.

Ne faites pas l’erreur d’écarter I’m Dying Up Here du revers de la main devant l’abondance de séries sur les tribulations banales d’aspirants artistes. Il y a un petit quelque chose qui vaut le détour dans cette nouveauté. Je ne veux pas trop vous en dire, mais ça serait ma suggestion du mois avant de tomber dans la télé estivale.

Twitter : @StephaneMorneau
Facebook : @stephane.morneau

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