Netflix Patton Oswalt

Sur une note plus légère cette semaine.

L’humoriste américain Patton Oswalt, que j’affectionne beaucoup, a dévoilé sur Netflix sa nouvelle heure de comédie : Annihilation.

Pour ceux qui ne connaissent pas son histoire, Oswalt a perdu sa femme et la mère de sa jeune fille, l’auteure Michelle McNamara, à la suite d’une condition médicale qui a provoqué un décès soudain chez la femme de 46 ans en avril 2016.

La disparition soudaine de sa compagne de vie lui a valu une énorme vague de sympathie sur les médias sociaux, sans surprise, mais sinon l’humoriste s’est surtout concentré à vivre son deuil avec sa fille de 8 ans.

Oswalt avait d’ailleurs partagé cette citation dite par sa fille quelques jours après le décès soudain de sa mère.

When your mom dies you’re the best memory of her. Everything you do is a memory of her.

Des mots déchirants.

Devant ces circonstances, on se demandait si l’humoriste allait retrouver le plaisir de fouler les planches pour faire rire un auditoire. Six mois plus tard, il revenait sur scène et quelques mois ensuite il annonçait avoir entrepris une nouvelle relation amoureuse.

La vie continue, bref.

Annihilation est sa première heure télévisée depuis ces événements et il s’agit d’un heureux mélange entre l’humour cabotin d’Oswalt et des réflexions sincères et senties sur la vie, la mort et la famille.

Divisé en deux temps, Annihilation sera marquant dans la carrière d’Oswalt et, pour nous le public, il s’agit aussi d’un visionnement qui laissera des traces.

L’humour a cette belle qualité de faire réfléchir quand la réalité s’y invite. Ici, sans diminuer notre divertissement, un être humain inspirant comme Patton Oswalt s’ouvre à son public et c’est impossible de ne pas être touché par le tout.

Quand l’humoriste nous raconte le pire jour de sa vie, un silence attentif enveloppe cette confidence d’une humanité éblouissante. Quand il admet que le pire jour de sa vie n’est pas le jour du décès de sa femme, mais plutôt le lendemain lorsqu’il a dû expliquer à sa fille que sa mère ne serait plus jamais là, les larmes se bousculent aux creux de nos yeux.

Je vous recommande cette heure d’humour chaudement, même si elle n’est pas toujours drôle.

Comme je vous disais, un brin de belle humanité cette semaine, ce n’est pas un luxe.

Suivez Stéphane Morneau

Aussi dans Culture :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!