Netflix Stranger Things 2

Vendredi, vous le savez sans doute, Stranger Things dévoilait sa deuxième saison sur Netflix.

C’était attendu, des marathons de visionnement ont été faits (j’en suis) et les amateurs du succès monstre des frères Duffer ont été rassasiés par ce dévoilement très médiatisé.

La grande question maintenant : est-ce que la deuxième saison était à la hauteur des attentes?

Je vous répondrais oui, essentiellement, mais non en même temps.

Évidemment, miser une deuxième fois sur une formule surprenante basée sur la nostalgie et la référence n’est pas un risque. L’an dernier, on ne savait pas du tout ce qu’était ce projet et quelques semaines après son dévoilement, le buzz était réel.

Les jeunes acteurs sont maintenant des vedettes, particulièrement Mille Bobby Brown (Eleven). Le public était heureux de retrouver Winona Ryder près de sa gloire des années 80 et, surtout, on s’amusait à détecter les références.

Quels films, quelles chansons, quels moments de culture populaire s’invitaient à l’écran pour construire ce récit purement référentiel.

La saison deux reprend cette dynamique avec des jeux d’arcade, Ghostbusters, des produits coiffants et beaucoup de musique.

C’était ma critique initiale après la première saison. Malgré un plaisir certain à visionner le tout, je trouvais le récit un peu creux, trop appuyé sur des histoires analogues. Stranger Things, la première mouture, était le résultat d’une trentaine de films de notre enfance passés au mélangeur pour en faire une texture homogène. Pas désagréable du tout comme série, loin de là, mais un peu facile quand on prend le temps d’y réfléchir et d’outrepasser le plaisir initial.

C’est la même chose avec la saison deux.

Malgré un départ plus lent, le plaisir est indéniable. Les neuf épisodes se visionnent comme un long film et, une fois de plus, c’est la force de l’ensemble et de la distribution qui offre à Stranger Things sa saveur.

On se retrouve donc, un an plus tard, dans la même ville avec les mêmes personnages plus quelques ajouts. Notre groupe d’amis doit encore composer avec la menace d’un monde alternatif envahissant où le surnaturel s’invite dans la réalité avec une menace certaine.

Les frères Duffer ont réussi le défi de ne pas tomber dans le piège de l’autoréférencement abusif ou encore de produire la copie d’une copie en reprenant là où la saison un nous avait charmé. Par contre, ils incluent beaucoup trop d’histoires secondaires afin de faire plaisir à différentes portions de l’auditoire qui s’accrochent à différents personnages, comme Barb, même s’ils n’apportent rien ou presque au récit.

La première saison reste supérieure, surtout pour l’effet de surprise, mais la deuxième comblera certainement ceux qui l’attendaient avec impatience. Ceci dit, c’est peu probable que Stranger Things se trouve un nouveau public avec un peu la même chose en changeant quelques virgules à l’histoire.

Parions qu’une troisième saison sera tout aussi attendue par les amateurs, mais j’ai l’impression qu’on s’approche d’un gouffre dans lequel une chute serait fatale pour la série. Trop, c’est comme pas assez.

Suivez Stéphane Morneau

Aussi dans Culture :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!