Netflix The Punisher

J’ai plongé dans la nouvelle proposition de Marvel sur Netflix cette fin de semaine et je dois le dire en guise d’introduction : The Punisher ne sera pas une série marquante dans le riche univers du géant de la production.

Après une prestation remarquée dans la deuxième saison de Daredevil, Jon Bernthal, dans le rôle du populaire anti-héros The Punisher, a fait germer l’idée d’une série rien que pour lui sur la plateforme qui avait déjà dévoilé un long plan de séries avant d’aboutir à The Defenders, une version pâle des Avengers au cinéma.

Alors nous y sommes. La première saison est au complet sur Netflix avec le défi d’ajouter des nuances et des rebondissements à la vie d’un personnage quand même assez caricatural et binaire dans ses interactions.

La violence de la bande dessinée source agit ici comme un liant pour ce récit un peu tiré par les cheveux où une vaste conspiration gouvernementale alimente le désir de vengeance d’un ancien militaire qui a vu sa famille se faire assassiner à son retour au pays.

Autour de lui gravitent des alliés et des opposants, mais l’essentiel repose sur la quête colérique d’un homme et de ses fusils, même si la série a des ambitions de ratisser plus larges.

Le hic, c’est que les ambitions trébuchent dans l’absence de subtilité de l’opération. On plaque des problématiques, comme l’enjeu des chocs post-traumatiques des soldats de retour à la vie civile, comme on colle des références grossières à la littérature quand le Punisher fait des lectures de chevets qui nous dévoilent son âme (comme Moby Dick sur le thème de la vengeance, par exemple).

On peut saluer l’effort et la tentative de balancer la violence avec des questions éthiques plus nuancées que la justice sauvage du Punisher pour l’encadrer, mais le tout reste en surface et on réalise bien vite que le récit qu’on tente de nous raconter est étiré au possible afin de remplir une saison de plusieurs heures au lieu d’un long-métrage, par exemple.

On se retrouve à visionner des épisodes décousus, lents et plutôt confus dans un complot très vaste qui, finalement, n’est pas particulièrement intéressant.

L’attrait du personnage est la violence de sa vendetta et tout le reste n’est qu’une distraction pour ne pas qu’on taxe la série de n’être que violence et onomatopée.

La bande-annonce laissait présager de belles choses, mais ce n’était qu’un habile exercice de montage.

Soyez avertis.

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