Netflix Love

Netflix a dévoilé la troisième et dernière saison de la série Love mettant en vedette Paul Rusk et Gillian Jacobs. Avant même son arrivée, j’étais déjà conquis par la production de Judd Apatow dont la plume sensible et attentive était un rendez-vous chez moi.

Cela dit, la curiosité envers ce projet était surtout alimentée par une certaine familiarité à la base. Love était une comédie romantique déclinée en série télé avec l’écosystème du producteur vedette. On s’aventurait en terrain connu et la première saison remplissait les attentes.

De l’amour, oui, mais des nuances, de l’intelligence et de l’humour pour désamorcer la lourdeur des situations.

Par contre, la saison deux nous avait présenté des obstacles à cette histoire d’amour improbable et, surtout, une vie autour. On est loin de l’idylle invraisemblable et des «bulles» d’amoureux ou rien d’autre n’existe autour. Après notre intérêt initial, la deuxième saison creusait dans notre appréciation et la force de raconter une histoire sur plusieurs heures de télé s’imposait.

Avec une troisième et dernière saison, on pouvait présenter le plein potentiel de l’aventure et, à mon avis, il s’agit de la meilleure des trois saisons. C’est la plus sensible, la plus nuancée, la plus surprenante et la plus humaine. Love, dans ce contexte, s’installe comme une métaphore pour la trentaine, cette période où des amitiés de jeunesse s’érodent et des décisions marquantes dicteront la suite des choses.

Au-delà de l’amour et de l’attirance, Love puise sa force dans la construction d’une relation avec ses heurts, ses réflexions, ses discussions et, forcément, ses erreurs.

Le couple vedette, Gus et Mickey, n’est pas un couple idéal, loin de là. Ce n’est même plus un couple passionnel. Mais il y a ici la démonstration d’un amour réalisme, ancré dans nos besoins, nos envies et l’improbabilité de les faire concorder avec ceux d’une autre personne.

Cette distance avec l’autre, même l’être aimé, est au centre de cette troisième saison de Love et, au lieu de bêtement nous présenter le triomphe de l’amour et de l’amitié, la série s’intéresse plutôt à ce qui rend aussi nécessaire ce rapport à l’autre dans nos vies, pour le meilleur et pour le pire.

C’est mon coup de cœur du moment, juste à temps pour la fin de l’hiver qui n’en finit plus de finir.

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