ICI Tou.tv Trop

À pareille date l’année dernière, je tombais sous le charme de la première saison de Trop, de l’incroyable chimie entre Virginie Fortin et Évelyne Brochu et de la plume sensible et intelligente de l’auteure Marie-Andrée Labbé. Je parlais même, dans ma critique de la première saison, d’un modèle à suivre pour la télé ici.

Faut croire que j’avais raison, car Radio-Canada a fait vivre la série à la télé traditionnelle après son passage sur le web et les succès étaient indéniables. Une deuxième saison, devant ce ralliement entre la critique et le public, était inévitable.

Elle est donc dévoilée, cette 2e saison, sur la portion Véro.tv d’ICI Tou.tv, dans la section payante, et résister à l’appel de tout visionner cette fin de semaine était très difficile. J’ai donc flanché, avec beaucoup de plaisir encore une fois, même si l’effet de surprise n’est plus le même.

On parle plus de retrouvailles familières avec un noyau de personnages auquel on s’attache très rapidement. D’ailleurs, c’est quelques mois plus tard qu’on replonge dans le quotidien des deux sœurs avec, comme heureux défi, la perspective d’une vie en eau calme malgré les troubles d’une personne bipolaire.

Évidemment, ça ne se fait pas sans heurts.

Trop avait l’odieux de devoir remplir des attentes, contrairement à la première saison qui était dévoilée comme un cheveu sur la soupe pour le diffuseur et le public. On misait peu sur la proposition et c’est par ses qualités indéniables qu’elle s’est imposée dans le cœur des gens. La série a suivi un chemin qui devrait pourtant être la norme: celui de la croissance organique.

La série était sur toutes les lèvres en raison d’une méritocratie involontaire. Tout le monde en parlait parce que tout le monde voulait en parler et non en raison d’un battage publicitaire abusif ou d’une grosse vedette du milieu pour jouer à la locomotive.

Cela dit, je dois avouer que les premiers épisodes de la deuxième saison prennent un certain temps à trouver leur rythme, surtout en raison de l’ajout de personnages secondaires qui, ultimement, n’apportent rien au récit sauf quelques blagues ponctuelles. Contrairement à la première saison qui a finalement étoffé l’entourage des deux sœurs, la deuxième présente du soutien sans trop le développer, ce qui ralentit un peu la série.

Sauf que le tout se corrige par lui-même et, quand le récit se recentre autour des deux sœurs et de leur noyau proche, les émotions refont surface et c’est difficile de rester de glace devant certains moments particulièrement émouvants que je ne vous dévoilerais pas pour ne pas gâcher la surprise.

Cette deuxième saison s’impose, une fois de plus, comme un must, et si nos séries ressemblaient un peu plus à Trop sur une base régulière, parions que l’auditoire se renouvellerait à la télévision au lieu de systématiquement se tourner vers les Netflix de ce monde.

J’dis ça, j’dis rien.

Suivez Stéphane Morneau

Aussi dans Culture :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!