HBO Silicon Valley

Je suis religieusement la comédie Silicon Valley depuis ses débuts sur les ondes de HBO il y a cinq ans déjà.

La série, une création de Mike Judge (Beavis & Butthead, Office Space), s’impose comme la meilleure comédie à la télévision américaine des dernières années. Sauf que depuis le début de sa cinquième saison en mars, il faut avouer que la satire de l’environnement particulier de l’investissement et des nouvelles technologies perd de la vitesse.

On pourrait même dire que la série a complètement perdu son souffle.

Depuis le départ de l’humoriste T.J. Miller à la fin de la saison, on se demandait comment la série allait se relever sans un personnage qui avait souvent le rôle de transporter les moments les plus drôles du récit. Au-delà de la controverse entourant son départ, Silicon Valley devait se réinventer un peu pour ne pas perdre son auditoire.

Semble-t-il que c’est plus facile à dire qu’à faire.

Après trois épisodes, on se cherche plus que jamais une identité au cœur d’une dynamique usée lors des quatre saisons précédentes. En effet, la compagnie fictive Pied Piper, autour de laquelle la série tourne, est une fois de plus aux prises avec des difficultés et, comme lors des saisons précédentes, on installe les obstacles un à un pour que les personnages les surmontent. Un peu comme une série policière qui présente son crime de la semaine pour son équipe d’enquêteurs.

C’est vite redondant, même si la familiarité est réconfortante.

Cela dit, cette redondance est peut-être la force même de la série. Un peu comme la technologie qu’elle parodie, on parle plutôt de mises à jour habiles sur un même thème. L’histoire varie, un peu, mais le fond reste. L’humour juvénile et baveux ridiculise la bulle technologique et, d’une certaine façon, la nature humaine.

Je suis donc déchiré.

C’est peut-être la saison de trop, mais j’ai encore trop de plaisir à visionner le tout chaque dimanche pour demander la fin du projet de HBO. Qui plus est, cette cinquième saison ne comportera que huit épisodes. Difficile d’être saturé après ça.

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