ICI Radio-Canada Télé Pénélope McQuade et Jean-Luc Mongrain

Alors voilà, la nouvelle alliance de Radio-Canada nous a été présentée  dimanche soir ; le mariage télévisuel entre Pénélope McQuade et Jean-Luc Mongrain est officialisé, célébré et consommé.

Maintenant que les confettis sont balayés de sur le sol – on fait quoi avec ce mariage?

Parce que, soyons honnêtes, cette première émission n’était pas convaincante. La chimie n’était pas encore installée et les entrevues inégales. Mongrain et McQuade se « passaient la puck » avec les invités, offrant une émission inégale à l’auditoire lors de cette première.

Mais il ne faudrait pas faire l’erreur de jeter le bébé avec l’eau du bain. Pas tout de suite, du moins.

Je suis un peu sceptique par rapport à l’utilisation de Jean-Luc Mongrain dans cette case horaire, aux côtés de McQuade qui s’est fait une niche intéressante sur notre télévision d’État au cours des dernières années. Le rendez-vous estival de Pénélope, c’est plus « jeune », plus « hip », moins formel.

Mongrain arrive avec ses vieux réflexes télévisuels, ses vieilles expressions et, malheureusement, ses vieux repaires et ses vieilles références.

Il y a une dichotomie évidente entre l’approche de Pénélope et l’apport de Jean-Luc. Normalement, en télé, les contraires peuvent créer un tout intéressant. C’est l’art du « straight-man » dans un duo comique. Mais ici, on alterne les rôles sans avertir et la confusion règne.

Parfois, Jean-Luc Mongrain pousse des blagues complices, « à la Pénélope », et d’autres fois il pousse un commentaire « de mononcle », à la Jean-Luc des années 90. De multiples personnalités sous un même visage, dans la même émission, lors d’un même rendez-vous.

Ça n’en prend pas moins pour nous perdre dans le détour.

J’aime bien Pénélope l’été, c’est un bon rendez-vous qui ne se formalise pas trop et qui n’est pas prétentieux. Le mandat est évident et l’exécution à point. Avec Jean-Luc les dimanches, après cette première, je ne sais pas si je vais être à l’appel pour les autres propositions.

Une partie de moi aime la télévision qui ose, qui regarde vers l’avant. Malgré toute sa bonne volonté, son verbe et son expérience, Jean-Luc Mongrain n’est plus un défricheur à la télé. Il représente la vieille garde, celle qui refuse de céder sa place à l’audace de la jeunesse. C’est malheureux, mais je pense que Mongrain alourdit la locomotive de Pénélope McQuade et son émission.

C’est trop tôt pour parler d’une erreur, mais je n’ai pas l’impression que cette proposition de Radio-Canada aura une longue vie. Un flirt d’une saison semble dans les livres pour le mariage de Jean-Luc et Pénélope.

>> Vous pouvez visionner la première émission ici <<

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