Métro Savoir bien gérer sa prise de décision est essentiel.

On pense être évalué uniquement sur la qualité de son travail alors que l’important, c’est le rapport qualité-délai. On nous l’apprend dès l’école. Durant un examen, vous avez beau faire le meilleur devoir de la classe, si vous le rendez après la cloche, personne ne le saura et vous aurez zéro.

Pour rester dans les temps, évitez d’en perdre. Bien gérer sa prise de décision est essentiel. La seule chose pire qu’un mauvais choix, c’est pas de choix du tout. À force d’hésiter, vous en oubliez l’essentiel: avancer. Il ne s’agit pas d’y aller au petit bonheur la chance. Une évaluation des risques et des conséquences engendrées par chacune de vos options vous permettra de déterminer où vous avez droit à l’erreur… et où vous ne l’avez pas! S’engager dans la mauvaise voie n’engendre pas systématiquement une catastrophe.

Votre superviseur vous confie un projet pour lequel vous devez monter une équipe. Tant que vous hésiterez entre Paul et Jacques pour l’analyse de faisabilité, le projet ne commencera pas. Branchez-vous! Le fait même d’hésiter prouve que leur performance est assez semblable. Dans le doute, suivez votre instinct, mais ne restez pas au point mort. Si après avoir mandaté Jaques, vous réalisez que Paul était finalement mieux qualifié, cela ne veut pas dire que Jaques va se planter. Tout n’est pas tout blanc ou tout noir. Le temps que vous aurez gagné, vous pourrez le consacrer à cibler un joueur essentiel : celui qui fera la présentation du projet à la haute direction?

La quête de la perfection réduit votre efficacité. Le diable se cache dans les détails. C’est quelque chose que l’on retrouve partout. Prenons l’art, par exemple. Vous pouvez avoir une réplique exacte d’une toile de Salvador Dali pour 2 500 $ qui vous satisfera grandement. Disons un pourcentage de satisfaction de 90 %. L’original, en revanche, vous procurerait une satisfaction totale, le prestige en plus. Le seul problème, c’est que, pour répondre à ce petit caprice, il vous en coûtera un petit million! À moins d’être immensément riche, ça n’en vaut pas la peine.

Dans votre projet, si vous atteignez un taux de réussite de 90 % en deux semaines, mais qu’il vous en faudrait trois de plus pour atteindre la perfection, allez au plus efficace. À moins d’avoir le temps… mais la direction vous rappellera que ce n’est pas le cas.

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