Métro Ne demandez rien, mais faites en sorte que l’autre demande. Donnez l’impression à votre interlocuteur que l’idée vient de sa propre initiative.

Avez-vous déjà eu un appel de cet ami qui n’a pas donné signe de vie depuis longtemps et qui sollicite votre aide, avant même de prendre de vos nouvelles?

Même s’il vous demande si ça va, il n’écoute pas la réponse, car il a plus important en tête. Ça pourrait ressembler à ça : «Salut, ça va? Peux-tu garder mes enfants ce soir?» Que vous ayez répondu oui ou non, vous avez sûrement tous pensé : «Elle ne manque pas d’air, celle-là».

Maintenant, soyez honnête avec vous-même. Avez-vous déjà été le culotté? Oui, c’est humain! Je ne vais pas aider la victime à se sortir de là, mais plutôt démontrer comment obtenir un «oui» quand le «non» n’est pas une option.

Commençons par le tact. N’arrivez pas là avec vos gros sabots en annonçant vos couleurs d’entrée de jeu. Intéressez-vous d’abord à votre interlocuteur en demandant de ses nouvelles. Répétez votre attention deux ou trois fois avant de passer à l’action. Pour reprendre l’exemple des enfants, il ne suffit pas de faire un peu de jasette avant de lancer votre demande, les gens ne sont pas dupes! Faites un premier appel la veille pour parler de tout et de rien. Ce n’est que quand votre interlocuteur aura baissé sa garde que vous pourrez vous permettre de faire appel à son aide.

Abordez plutôt le sujet sous un angle gagnant-gagnant. Les gens sont plus aptes à répondre favorablement s’ils y voient leur propre intérêt. Vous êtes en ressources humaines et, comme chaque année, votre employeur vous affecte à la dotation du personnel d’une division que vous ne connaissez que trop bien. Votre collègue lui, comme d’habitude, s’occupe du recrutement corporatif. Vous aimeriez bien avoir ses fonctions pour changer et apprendre de nouvelles choses. Admettez que «Peux-tu me laisser ton poste pour cette année?» sera moins efficace que «Ça ne te lasse pas de toujours faire affaire avec les mêmes gestionnaires pour le même genre de postes? Et si on interchangeait nos fonctions… on y gagnerait tous les deux. Qu’en penses-tu?»

Encore mieux, ne demandez rien, mais faites en sorte que l’autre demande. Donnez-lui l’impression que l’idée vient de sa propre initiative. Lancez-vous dans une conversation en vantant les défis de vos fonctions et en plaignant votre interlocuteur des lourdeurs des siennes. Et s’il ne finit pas par y penser lui-même, passez à la technique gagnant-gagnant, elle n’en sera que d’autant plus facilement acceptée.

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