Métro Trop prévoir c’est être moins flexible. C’est souvent quand on commence à travailler et qu’on met le plan en pratique qu’on voit surgir l’imprévisible.

Vous est-il déjà arrivé de mettre tellement d’énergie dans la planification d’un projet, que le moment venu, vous étiez trop épuisé pour vraiment en profiter. Ceux qui ont organisé un mariage savent de quoi je parle.

Cependant, dans la vie de tous les jours et particulièrement au travail, il faut s’assurer que le temps et les ressources alloués à la planification d’un événement ne soient pas démesurés par rapport à l’événement en question.

Un candidat me racontait qu’il travaillait à la préparation d’une planification de mandats. Quand on commence à planifier la planification, ça n’en finit plus. Plusieurs conséquences négatives sont attribuables à une trop grande planification.

Le cœur n’y est plus. Vous avez passé tellement de temps à étudier vos actions futures, que le moment venu, vous avez perdu votre enthousiasme. Trop prévoir, c’est être moins flexible. C’est souvent quand on commence à travailler et qu’on met le plan en pratique qu’on voit surgir l’imprévisible. Parfois, il vaut mieux se lancer et accorder ses violons en route. C’est dans l’action qu’on distingue les nuances et qu’on pense à de nouvelles orientations potentielles.

En entreprise, particulièrement, la planification mobilise des ressources en personnel et en temps. La lourdeur administrative d’une société, le temps passé en réunions, par exemple, sont des facteurs qui nuisent à l’efficacité d’une planification.

J’en fais l’expérience moi-même dans mon travail quotidien. Il y a quelques années, je me suis rendu compte que j’avais en permanence un certain ratio de candidats que j’avais prévu appeler, mais que je n’avais pas le temps de contacter. C’était pourtant des candidats qui, au préalable, avaient fait l’objet d’un travail de recherche dans notre base de données ou mon réseau. Non seulement le temps que je passais à planifier, je ne le consacrais pas à produire, mais en plus, je perdais du temps à préparer des appels que je ne passais même pas. J’ai vite compris qu’il fallait que je passe moins de temps à planifier et que je me tourne davantage vers l’action. Agir vite, c’est prendre de vitesse ses concurrents.

Les vices de la planification ont notamment été étudiés par le samouraï Yamamoto Tsunetome dans son ouvrage Hagakure, philosophie qui inspira le code de conduite de ces guerriers légendaires. «Toute action trop longuement planifiée serait vouée à l’échec.» Pour lui, il suffisait d’être paré à toute éventualité. Comme les scouts: toujours prêts!

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