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L’été commence pour vrai. L’école est finie, la Saint-Jean et la Fête du Canada sont passées et on est dans les premières grandes chaleurs. Prochaine étape: les vacances. Je viens de tomber en plein dedans.

J’ai pris une seule semaine de vacances cet été parce que je sais que je ne partirai pas en voyage, faute de budget et de disponibilité des partners potentiels. Alors, sachant que je n’ai que trois semaines de congés payés dans l’année, quand est venu le temps de remplir le formulaire de vacances au travail il y a quelques mois, je me suis dit «Bof! Je m’en garderai pour partir quelque part cet hiver». En y repensant bien, maintenant que j’ai sept beaux jours devant moi, ma logique est peut-être erronée. Comme si, dans ma tête, pour que des vacances en vaillent la peine, il fallait nécessairement prendre l’avion, atterrir dans un autre fuseau horaire et entendre parler une langue qui n’est pas la nôtre.

Je me demande pourquoi j’ai eu le réflexe de minimiser l’importance du congé estival parce que je deviens soudainement nostalgique. Je me mets à revisiter mes plus beaux souvenirs d’été, et je me rends compte qu’ils étaient… ici. Oui, à la maison. C’est là que j’ai passé mes plus belles vacances. Pas la maison que j’habite maintenant, mais celle de ma mère, qui n’avait pas les moyens de nous amener à la mer, à Walt Disney ou dans le Sud. Par contre, elle avait réussi à faire installer une piscine dans la cour et, c’est simple, c’était ÇA les vacances.

Se lever à l’heure qui nous tente, déjeuner aux Toaster Strudel, regarder un film évaché sur le divan puis se badigeonner de crème solaire et passer l’après-midi au complet dans la piscine, avec quelques pauses pour aller faire pipi et repartir le CD d’Aqua ou celui de Britney Spears – qui commençaient d’ailleurs à être pas mal scratchés. Les journées de pluie, on se contentait de lire et de jouer au Monopoly, un jeu pas mal pratique quand on a du temps à tuer parce que de toute façon, une partie dure toujours des heures… et se termine rarement par une vraie victoire, mais plutôt par l’abandon unanime des joueurs un peu trop écœurés de tomber sur la Promenade et de se faire plumer. C’était ÇA les vacances, et ça faisait du bien.

Pourquoi ce serait différent aujourd’hui? C’est génial les voyages, le dépaysement et les 52 000 activités, mais il y a quelque chose de réconfortant et de revigorant aussi dans le fait de passer du temps chez soi à profiter des petits bonheurs du quotidien et, surtout, de les faire durer. C’est l’occasion d’apprécier tout ce qui nous entoure sans le stress du boulot et de l’horaire trop chargé.

On veut toujours créer des souvenirs en vacances, mais cette année je vais plutôt les recréer. J’ai seulement sept petits jours devant moi, mais je vais en faire un copier-coller de mes plus beaux souvenirs d’été en concentré. Le CD d’Aqua est déjà sur play.

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