Sean Kilpatrick / La Presse Canadienne

On a tous cet ami ou cette connaissance qui publie toujours des trucs un peu mystérieux sur Facebook ou Instagram dans le but de susciter l’intérêt, de se faire poser des questions, c’est-à-dire tout simplement de recevoir de l’attention. C’est cette fille qui partage une photo de son verre de vin avec la légende «Bien mérité. #journéedemarde #écoeurée #besoindechangement» ou encore ce gars qui écrit juste «OMG! Trop bonne nouvelle, je capote!», mais qui n’ajoute aucun détail ensuite. J’ai quand même beaucoup de tolérance et de patience en général dans la vie… mais ces gens testent mes limites.

Le besoin d’attention et de validation, c’est dans nos gênes, ça je le comprends. Mais si tu as envie de ventiler sur ta journée de merde, pourquoi tu ne la racontes pas au complet au lieu de publier une photo énigmatique avec deux trois hashtags? Pourquoi tu n’écris pas à quelqu’un directement pour lui exprimer comment tu te sens et pour être écouté? Dans le même ordre d’idées, si tu es excité et que tu as une bonne nouvelle à annoncer, partage-la donc au lieu de nous bombarder d’émojis contents et d’étoiles filantes dans ton statut Facebook sans rien ajouter.

C’est particulièrement agaçant dans le monde des médias, puisque nous sommes tous des bibittes avides d’attention: on ne se donnerait pas en spectacle à la radio, à la télé ou sur les réseaux sociaux si on n’aimait pas sentir le regard des autres sur nous et, surtout, recevoir leur approbation – ceux qui vous diront le contraire sont des menteurs. Les publications du genre «Nouveau projet, trop hâte de vous en dire plus!» ou encore «Bientôt je vous dévoilerai enfin mon nouveau défi!» se multiplient sur mon feed. Si je me laissais aller, je ferais une Marie-Chantal Toupin de moi-même à grands coups de majuscules: «ACCOUCHE!!!!!».

J’adore les réseaux sociaux et je trouve qu’ils sont une belle façon d’échanger et de partager les grands et les petits moments de notre vie, mais de grâce, quand vous avez quelque chose à dire, dites-le! Ne soyez pas cette personne qui espère se faire questionner sur ses hashtags intrigants ou sur son décompte avant un événement secret. Soyez clairs, ne faites pas de votre profil un énorme tease à propos de choses dont vous n’avez pas le droit ou pas envie de parler. Bon, j’ai l’air de donner des ordres comme ça mais en fait, vous pouvez bien faire ce que vous voulez. Pour le reste, il y a ce petit bouton drôlement libérateur qu’on ne devrait pas se sentir coupable d’utiliser: «se désabonner».

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