Métro Nous oscillons tous entre la résistance et la capitulation, en fonction des hauts et des bas des facteurs qui entrent dans notre équation de motivation.

Est-ce qu’on n’a pas tous une rage de sel de temps à autre? Un bon sac de croustilles fera l’affaire! Se rendre à l’armoire, attraper le sac, s’affaler devant la télé et avaler un amalgame d’hydrates de carbone, de sel et de gras! Le paradis!

Mais, un instant! Vous ne les trouvez pas. Où sont les croustilles? Non, il n’en reste pas? Ah! Oh, et puis, c’est mieux comme ça. Je ne pourrai pas me laisser tenter. Je vais pouvoir suivre mon régime. Je me sens déjà mieux. Je l’ai échappé belle.

Puis, un de vos enfants fouille dans l’armoire et s’écrie: «Devine quoi! J’ai trouvé un sac de croustilles à moitié plein au fond de l’armoire!»

OH OUI! Tant pis pour le régime! Par ici, le paradis!

La bataille de la volonté
Alors, comment pouvez-vous être heureux de trouver des croustilles et heureux de ne pas en trouver? C’est facile. Vous n’avez qu’à demander à des parties différentes de votre cerveau. Ce n’est pas une force unique qui agit en nous. Ce qui nous motive est plutôt comme une équation comportant plusieurs variables. Certaines variables nous poussent à agir, alors que d’autres nous incitent à résister.

Les croustilles ne constituent qu’un exemple de ce processus. L’envie de sel est un puissant élément de motivation qui l’emporte souvent sur le désir de perdre du poids. Mais lorsque la nourriture n’est pas à portée de main, l’effort nécessaire pour aller au dépanneur acheter des croustilles, ajouté au désir de maigrir, l’emporte sur l’envie de sel. Si les croustilles redeviennent à portée de main, l’équation penchera en faveur de la consommation.

Sexe, alcool et jeu
Il en va de même pour toutes les choses qui entraînent une lutte. L’alcoolique qui essaie de se contrôler, la femme qui a une aventure, le joueur qui est au seuil de la ruine: nous oscillons tous entre la résistance et la capitulation, en fonction des hauts et des bas des facteurs qui entrent dans notre équation de motivation.

C’est la dernière fois que je trompe mon mari… c’est mon dernier verre… c’est ma dernière partie de Black Jack! … et puis, une autre…

Il est important de s’arrêter pour réfléchir aux raisons pour lesquelles nous voulons apporter des changements. Si on use de logique pour penser aux avantages à long terme qu’on en tirera, cela renforce notre motivation. Mais nous devons aussi savoir que notre état émotif change en fonction de facteurs extérieurs. Par exemple, les effluves qui nous parviennent de la cuisine l’emportent presque toujours sur la détermination. C’est pourquoi nous devons aussi tenir compte des facteurs environnementaux qui nous touchent. Les gens ont tendance à trop compter sur la volonté et la détermination, et ne pas tenir compte suffisamment des stimulations extérieures.

Contrôler les stimuli est la manière la plus facile de s’en tenir à un changement et de ne pas être esclave des hauts et des bas des impulsions. C’est pourquoi le simple conseil de ne pas garder de malbouffe à la maison fait des miracles. S’il y a un gros sac de croustilles à portée de la main, ce n’est qu’une question de temps avant que notre détermination ne s’effrite.

Il en va de même pour l’alcoolique qui garde des bouteilles dans son bar… pour les invités…

…ou pour l’acheteur impulsif qui frôle la faillite et qui garde une carte de crédit pour les situations d’urgence…ou pour la femme qui rencontre son amant… juste pour un café, juré…

Parfois, la meilleure façon de résister à la tentation est de la garder hors de portée!

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