Archives Métro La déforestation est responsable d’à peu près 20 % des émissions de CO2 provoquées par les activités humaines. C’est l’équivalent des émissions de tout le secteur mondial des transports : routier, maritime et aérien!

Le crime organisé a réussi littéralement à infiltrer de grands pans de l’économie officielle.

C’est ce qui ressort des témoignages entendus la semaine dernière devant la Commission Charbonneau. Malheureusement, les ravages ne s’arrêtent pas là. Des chercheurs évaluent l’économie criminalisée annuelle à 1 000 G$, soit plus de 1 % de l’économie mondiale.

Le 27 septembre dernier, le Programme des Nations-unies pour l’environnement (PNUE) a révélé que les «mafias du bois» faisaient de terribles ravages dans les grandes forêts de la planète.

Selon le rapport du PNUE, l’exploitation illégale des grandes forêts tropicales en Amazonie, en Indonésie et dans le bassin du Congo «représenterait de 50 % à 90 % de l’ensemble des activités forestières» qui y ont lieu!

À l’échelle mondiale, cette déforestation illégale représente un pactole annuel estimé entre 30 et 100 G$!

L’activité des mafias du bois est si intense qu’elle compromet la lutte contre la déforestation. On sait que la coupe du bois remet en circulation dans l’atmosphère le CO2 emprisonné dans les arbres et les sols forestiers.

La déforestation est responsable d’à peu près 20 % des émissions de CO2 provoquées par les activités humaines. C’est l’équivalent des émissions de tout le secteur mondial des transports : routier, maritime et aérien! Après les coupes, les arbres ne sont plus là pour absorber les gaz à effet de serre générés par les phénomènes naturels ainsi que l’activité humaine. C’est une situation «perdant-perdant».

La situation est si sérieuse qu’Interpol, le réseau international de lutte contre le crime, s’y intéresse de très près. S’est jointe à Interpol une vaste coalition baptisée Consortium international de lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages (ICCWC).

Elle regroupe l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime, la Banque mondiale, l’Organisation mondiale des douanes et la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction).

Mille milliards de dollars, ça fait beaucoup, beaucoup d’argent pour corrompre beaucoup, beaucoup de monde.

Si cette pratique atteint un volume critique, elle pourrait avoir des effets dramatiques sur tous les aspects de la vie en société. C’est pourquoi il faut la combattre avec la dernière énergie.

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