Archives Métro Après le passage de Sandy, le président américain Barack Obama s’est rendu dans les zones dévastées par la tempête. On le voit ici réconforter une sinistrée du New Jersey.

Il y a eu, à la suite de la réélection mardi soir dernier de Barack Obama, un soupir de soulagement chez une bonne partie du mouvement écologiste canadien et américain.

De là à dire qu’Obama a su, dans son premier mandat, répondre aux attentes, il y a une marge.

En fait, mes collègues américains se disent plutôt déçu du premier mandat du président, notamment en ce qui touche les changements climatiques. Il y a bien eu le projet de loi Marquis, adopté par la Chambre des représentants, qui aurait permis aux États-Unis d’entreprendre une lente réduction de leurs émissions de GES.

Hélas, ce projet n’a jamais reçu l’appui d’un Sénat dominé par les démocrates, et plusieurs estiment que le président américain n’a pas mis tout son poids dans la balance.

De plus, le thème de l’environnement a été, à toutes fins utiles, absent de la campagne. En fait, si ce n’avait été de la mégatempête Sandy, peut-être n’aurait-il pas été question du tout d’environnement. Mais il est difficile d’ignorer une tempête qui a atteint une pression atmosphérique de 951 hectopascals – une pression quasi jamais observée sous ces latitudes – et couvert le plus vaste territoire de l’histoire (deux fois la taille de l’ouragan Ike). Le coût des dommages dépassera 33 G$, une somme astronomique pour une seule tempête.

L’appui du maire de New York, Michael Bloomberg, un politicien indépendant et généralement considéré de droite, a joué un rôle important, selon plusieurs analystes, dans la victoire du président. Et cet appui, M. Obama l’a obtenu parce qu’il était le mieux placé pour s’attaquer à la question des changements climatiques, au dire de M. Bloomberg.

Reste à savoir si Barack Obama va prendre le taureau par les cornes et s’attaquer au problème. Plusieurs le pensent. Le fait qu’il l’ait mentionné, dans son discours de victoire mardi soir, est certainement un signe encourageant.

Deux jours après la réélection du président, son conseiller sur les changements climatiques déclarait au Calgary Herald que la question des changements climatiques allait revenir sur la table et que les États-Unis s’attendraient à plus du Canada en matière de protection de l’environnement. Il en a aussi profité pour soulever des doutes sur le controversé projet de pipeline vers le sud, Keystone XL.

Ça augure mal pour M. Harper…

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