Josie Desmarais/Métro Alexandre Taillefer, en compagnie de Philippe Couillard.

La campagne électorale n’est pas commencée (en théorie), que déjà, les citations divertissantes coulent à flots.

La semaine dernière, le candidat du Parti vert dans Matane, Pierre-Luc Coulombe, nous offrait en entrevue dans une radio locale plusieurs phrases, ou plusieurs suites de mots, dignes d’intérêt. Il y a entre autres expliqué sa conception de la politique:

«Souvent, on pense en politique qu’il y a deux façons de gagner. Il y a, genre, on peut soit être élu ou soit ne pas l’être. Moi, c’est vraiment pas ma conception des choses en politique.»

Gagner en n’étant pas élu. C’est sans doute la conception de la politique de très peu de candidats.

Alexandre Taillefer, le président de la campagne du Parti libéral, a quant à lui accordé une entrevue à la Presse canadienne où il avouait n’être pas trop certain d’être fait pour la politique. Il nous disait aussi ne pas être un «loose cannon»:

«Je suis un électron libre. Je ne suis pas un ‘loose cannon’, mais je suis un électron libre.»

On peut quand même noter que selon l’OQLF, l’équivalent français de «loose cannon» est «électron libre». Bref, on ne sait finalement pas trop ce qu’est Alexandre Taillefer, sinon qu’il n’est pas parfaitement bilingue.

François Legault était quant à lui invité à l’émission de Christiane Charrette à la radio de Radio-Canada, où l’animatrice l’a interrogé au sujet de sa maîtrise de l’anglais. Le chef de la CAQ a répondu qu’il s’était pratiqué en écoutant des séries sur Netflix l’hiver dernier.

«On a écouté des séries. Rectify c’était excellent, Six Feet Under, Shameless. Ça, je devrais pas le dire. Donc là, ça va mieux mon anglais.»

L’Institut linguistique 254-6011 aurait sans doute mieux fait, mais au moins, grâce à Six Feet Under, M. Legault pourra expliquer en anglais comment il compte enterrer ses adversaires le 1er octobre.

Terminons avec deux petits perronismes attrapés chez nos commentateurs de la politique cette semaine. Celui de Julie Drolet, animatrice de Les Ex à RDI, qui a déclaré ceci en parlant de Maxime Bernier:

«On peut dire qu’il n’y va pas avec le dos de la main morte.»

Un perronisme tellement cité en exemple qu’on finit par en oublier l’expression originale.

Et enfin, celui de Caroline St-Hilaire, de l’émission La joute à LCN, qui nous parlait quant à elle de Donald Trump:

«À chaque jour, on se dit: ‘mon Dieu, est-ce que c’est la cerise qui va faire déborder le vase’?»

Une phrase qu’a déjà d’ailleurs aussi utilisée l’un de nos plus grands philosophes, Ron Fournier.

Dire que la semaine n’est même pas encore terminée…

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