Ryan Remiorz/La Presse canadienne Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, réagissant hier à l'élection de son gouvernement majoritaire.

Un nouveau gouvernement vient d’être élu et il convient de se pencher sur les plus beaux moments de celui qui nous dirigera pour les quatre prochaines années, François Legault.

Bien qu’on ne puisse définir le premier ministre en vertu de ces quelques déclarations, elles peuvent nous aider à mieux le cerner.

En 2012, M. Legault faisait la manchette suite à un tweet qui allait comme suit:

«Les filles attachent moins d’importance au salaire que les garçons.»

C’était après qu’il eut déclaré que les garçons choisissaient moins la profession d’enseignant «entre autres à cause du salaire moins élevé». Il répondait à un autre tweet de… Vincent Marissal, son nouvel adversaire à l’Assemblée nationale.

En mars 2014, François Legault déclarait à propos de son adversaire Philippe Couillard:

«Jean Charest avait pas de couilles, pis je pense que monsieur Couillard n’en aura pas plus.»

On peut dire qu’il n’a pas tout à fait compris le concept de la rime.

En décembre 2014 maintenant, à propos d’un autre adversaire, Pierre-Karl Péladeau, il disait:

«Je pense que Julie Snyder est beaucoup plus dangereuse que Pierre Karl Péladeau.»

Au final, il avait peut-être bien raison.

Deux années plus tard, en novembre 2016, François Legault dénonçait ceux qui voulaient instrumentaliser le décès de la députée Sylvie Roy:

«J’trouve ça malheureux effectivement d’utiliser une personne qui est décédée. Rappelons-nous qu’un député libéral, Norm Macmillan, l’a traitée de vache. Moi j’avais recommencé à avoir des bons contacts avec Sylvie, on se disait bonjour, tout ça, moi j’aurais pu penser qu’elle serait revenue avec la CAQ. »

Il ne faut pas utiliser une personne décédée, dit-il avant de faire parler une personne décédée.

Cette année maintenant, en 2018, M. Legault nous proposait une belle solution pour sauver l’environnement: construire un troisième pont à Québec:

«Actuellement, le fait qu’on ait deux ponts qui soient du même côté, qui forcent beaucoup de gens entre Lévis pis Québec ou entre Québec et Lévis à faire le grand tour du fer à cheval, ben ça pollue. Il y a des avantages même au point de vue environnemental d’avoir un troisième lien. »

On n’avait pas vu ça comme ça.

Quant à son idée de prolonger des autoroutes malgré que les études démontrent que ça ne fera qu’empirer la congestion, il répondait:

«Je ne suis pas d’accord avec ces études.»

Devant les experts, M. Legault préfère y aller de son opinion, même s’il déclarait dans la même semaine à propos de ses mauvaises informations concernant le processus d’immigration:

«Bon, peut-être que je n’aurais pas gagné Génies en herbe.»

Toujours au courant de la dernière campagne, le nouveau premier-ministre a dit avoir un malaise devant l’appui que lui donnait La meute:

«On peut pas empêcher un cœur d’aimer, mais j’aimerais mieux qu’ils m’aiment pas, parce que je trouve que c’est sur le bord du racisme.»

Le concept d’être «sur le bord du racisme» reste à préciser.

Terminons avec le mot de la fin du discours de la victoire de François Legault, le jour des élections:

«Bonne fin!»

Rien à ajouter!

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