Paul Chiasson/La Presse canadienne L’Impact, comme le Toronto FC, devra brider l’anxiété croissante en prévision de cette série aller-retour qui déterminera le premier représentant canadien à se rendre en MLS Cup.

Lorsque l’Impact et le Toronto FC croiseront le fer dans un Stade olympique bondé, le 22 novembre prochain, 16 longues journées se seront écoulées depuis leurs victoires respectives en demi-finales de division.

Si cette pause internationale est tombée à point pour permettre aux joueurs de se refaire une forme, après deux rondes éliminatoires taxantes, le proverbial momentum des deux clubs canadiens aura quant à lui été réduit à néant au terme de cette interminable attente.

Il faudra donc, de part et d’autre, être en mesure de brider l’anxiété croissante en prévision de cette série aller-retour qui déterminera qui sera le premier représentant canadien à se rendre en MLS Cup.

«Moi, je suis déjà prêt pour ce match! Faut juste que j’attende le 22 [novembre].» L’entrain affiché par le capitaine Patrice Bernier, lundi, illustre d’ailleurs à la perfection cette énergie qui est déjà palpable au sein du groupe et qui pourrait s’avérer être un facteur négatif si elle se transforme en anxiété au fil des jours.

À cet égard, Mauro Biello croit avoir trouvé la bonne recette pour permettre à son groupe de bien canaliser ses ardeurs: «Nous avons planifié de donner quelques jours de congé et nous allons couper la semaine, mercredi. Ça permet aux joueurs de bien gérer tout ça. On ne veut pas mettre trop de pression en focalisant uniquement sur ce qu’il faut faire contre Toronto. Il faut graduellement préparer l’équipe, pour arriver dans le bon état d’esprit.»

De leur côté, les Torontois n’ont pas oublié leur élimination hâtive en match barrage face à l’Impact en 2015, alors que plusieurs observateurs les voyaient se rendre jusqu’au bout. «Tout le monde ici s’en souvient. Nous avons encore cette épine, a expliqué Sebastian Giovinco, hier. Nous irons à Montréal dans le but d’effacer ce souvenir.»

Lorsqu’on l’a questionné au sujet du fait qu’il y aura près de 60000 partisans au Stade olympique pour le match aller, l’Italien a préféré ne pas en faire trop de cas : «Tout ce que je sais, c’est qu’il s’agit d’un stade fermé, avec du gazon synthétique. Pour ce qui est du reste, il s’agit d’un spectacle, et plus il y aura de spectateurs, mieux ce sera pour nous.»

L’avantage du terrain
L’Impact s’entraînera sur la surface synthétique du Stade olympique à partir de demain.

Le Toronto FC n’aura pour sa part qu’une seule séance, la veille du match aller, pour se familiariser avec cette surface – et l’environnement somme toute unique
du grand bol – qui a toujours su causer maints tracas aux clubs visiteurs. Il n’y aura donc pas que la foule monstre qui saura donner un avantage non négligeable aux Montréalais mardi prochain…

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