Dans la foulée expansive de la MLS, qui vise à passer de 20 (en 2016) à 28 clubs pour 2020, Atlanta United FC et Minnesota United FC feront leur entrée dès cette année dans le circuit Garber.

Si la franchise du Minnesota comptait au départ une longueur d’avance sur sa consœur de la Géorgie, avec une histoire bien étoffée en NASL, cette dernière fait trembler l’univers MLS dès ses balbutiements.

Tout d’abord, sur le plan sportif, la première grande acquisition du club a été nul autre que Gerardo «Tata» Martino, ex-entraîneur du FC Barcelone et de l’équipe nationale argentine, entre autres. Un pilier on ne peut plus solide pour une équipe à bâtir de A à Z.

S’en sont suivies les non moins spectaculaires 
signatures de jeunes cracks sud-américains, tels que 
l’Argentin Tito Villalba 
(22 ans) et de Miguel Almirón (23 ans), plus belle promesse du football paraguayen.

Un entraîneur qui avait Lionel Messi et compagnie. sous sa gouverne pas plus tard qu’en juin dernier et qui aurait pu travailler à peu près n’importe où dans la haute voltige européenne, et deux attaquants courtisés par de grands clubs du vieux continent, qui s’amènent en MLS dans la fleur de l’âge. Disons qu’on est loin du cliché, plutôt ancien, voulant que la MLS soit une «ligue 
préretraite»…

Il faut dire que ce feu d’artifice n’aurait pas été possible sans la «générosité» du propriétaire du club, le milliardaire américain Arthur Blank, cofondateur de la chaîne The Home Depot et propriétaire des Falcons d’Atlanta, de la NFL. À titre indicatif, le transfert d’Almirón, en provenance du club argentin Lanús, se chiffrerait à environ 8 M$US. Du jamais vu en MLS.

Ces investissements majeurs ne sont pas passés inaperçus aux yeux des fans à Atlanta, qui ont répondu massivement à l’appel de leur nouveau club, dépassant, à la fin de janvier, les 27 000 abonnements de saison vendus.

Avec le magnifique 
Mercedes-Benz Stadium en construction, qui sera partagé entre United et les Falcons (40 000 places en configuration soccer, 71 000 en configuration football américain), on ne peut nier qu’Atlanta se positionne déjà comme un des marchés les plus attrayants de la ligue.

Sans avoir disputé la moindre minute, Atlanta United, la franchise, a déjà mis sens dessus dessous la MLS, avec un modèle qui risque de proliférer dans les années à venir, au gré de l’évolution de la ligue. Reste à voir si Atlanta United, l’équipe de foot, saura combler les attentes.
La barre est haute mais, sur papier à tout le moins, United a de quoi faire rêver ses armées de nouveaux 
partisans.

Stade
En attendant que la construction du Mercedes-Benz Stadium soit terminée, autour de la fin de juillet, Atlanta United évoluera au Bobby Dodds Stadium, de l’université Georgia Tech (55 000 places). D’ailleurs, pour son ouverture locale, le 5 mars prochain face aux Red Bulls de New York, Atlanta United a déjà vendu plus 40 000 billets et vise une salle comble.

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