THE CANADIAN PRESS Ignacio Piatti, à la lutte avec Osvaldo Alonso (Seattle) le 11 mars 2017

Impression de déjà-vu samedi dernier au Stade olympique, alors que l’Impact sabotait une autre belle prestation devant les siens en terminant la rencontre en queue de poisson.

Menant les Sounders 2-0 avec moins de 10 minutes à écouler au cadran, les hommes de Mauro Biello ont trouvé le moyen de nous rappeler de bien mauvais souvenirs en permettant à un adversaire agonisant de reprendre vie et de venir gâcher une journée de travail, jusque-là fort réussie.

Comme ce fut le cas à la suite du premier match de l’année à San Jose [défaite de 1-0], ce n’est pas tant le résultat qui laisse un goût amer, mais la manière. Si cette fois le Bleu-blanc-noir a su montrer un visage beaucoup plus aguerri que celui qu’il a affiché en Californie, le sentiment d’inachèvement était tout aussi fort dans le vestiaire montréalais que du côté des supporters.

C’est principalement cette frustration générale qui empêche tous les partis concernés de se concentrer sur les éléments positifs de ce match nul (à saveur de défaite).

Le réveil offensif de l’Impact – mené par un Nacho Piatti inspiré – et les bons ajustements tactiques de Biello à la mi-temps, qui ont permis à son équipe de moins subir en deuxième demie, ont plutôt laissé la place à l’introspection chez l’Impact et au doute dans l’esprit collectif… Et c’est tout à fait normal.

Il reste toutefois que ce début de saison est encore bien loin du scénario catastrophe pour le onze montréalais. Cela dit, pour éviter que ce doute et la consternation qui l’accompagne continuent de faire leur chemin, il faudra que l’Impact se montre convainquant au cours des trois prochains matchs, qui seront disputés sur la route. Pour accrocher de précieux points durant cette séquence, les 11 joueurs sur le terrain devront être en mesure d’afficher un niveau d’engagement et de concentration optimal pendant 90 (ou 95…) minutes.

C’est une dette que les joueurs ont envers leurs partisans, envers leur staff technique et, surtout, envers eux-mêmes.

Ce groupe compte, à mon humble avis, l’expérience, le caractère et le talent nécessaires pour corriger rapidement la situation. Ce samedi, face au puissant New York City FC – qui a remporté huit de ses neuf derniers matchs au Yankee Stadium –, il aura une excellente chance de montrer de quel bois il est vraiment fait.

Parce que les réussites de 2016 ne sont garantes de rien aujourd’hui et que seul l’appétit inassouvi des dernières séries éliminatoires doit être conservé en ce début de saison.

Bête noire désignée
Qui dit visite au Yankee Stadium, dit David Villa… et ça, l’Impact le sait mieux que quiconque!
• El Guaje a le numéro des Montréalais, ayant marqué cinq buts en cinq rencontres (dont trois dans l’enceinte du Bronx). Une grosse commande pour la défense du Bleu-blanc-noir!

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