Bongarts/Getty Images Ballou Tabla

Lorsque 
le nouvel entraîneur-chef de la sélection masculine canadienne est entré en poste, il n’a pas tardé à afficher ses couleurs en exprimant ses intentions de convaincre Ballou Tabla de poursuivre sa carrière internationale sous le maillot unifolié.

Natif d’Abidjan, celui qui a 12 matchs internationaux au compteur avec les équipes U-17 et U-20 du Canada est en grande réflexion quant à son avenir international. Une délibération visiblement déchirante pour le jeune homme de 18 ans. «Ce n’est vraiment pas une décision facile à prendre, mais il va falloir que je la prenne, a admis Ballou mardi. Je n’en ai pas encore parlé avec ma famille, je dois donc leur parler, c’est le plus important, et après il y aura une décision.»

D’après les dires du joueur, son entourage immédiat semble tout aussi partagé sur la question. Et pour cause: à la charge émotive et l’immense fierté que constitue la possibilité d’évoluer pour la sélection de sa Côte d’Ivoire natale, une nation autrement plus établie que le Canada sur l’échiquier mondial du foot, s’oppose la vision d’un avenir fort prometteur de ce côté-ci du globe, avec un projet séduisant et la possibilité de devenir l’un des principaux emblèmes du pays, avec toutes les retombées que cela implique.

Sur ce dernier point, si Les Éléphants [48e rang mondial] semblent être une meilleure option à court terme, Zambrano et le Canada [109e au monde] possèdent tout un joker dans leur manche avec la candidature mord-américaine pour la Coupe du monde de 2026 et tout ce qu’elle implique sur le plan du développement du programme masculin au cours des prochaines années.

Zambrano était d’ailleurs présent au Stade Saputo, alors que le joyau de l’Impact a encore une fois fait étalage de tout son talent, face à Atlanta United, et il l’a rencontré le lendemain. «J’ai eu le temps de le rencontrer dimanche, et nous avons pu discuter du futur et de ce qu’il compte apporter à l’équipe nationale, a affirmé Ballou. Il m’a fait un bon discours et je suis 
en train d’y réfléchir.»

Peu importe de quel côté penchera Ballou, sa décision risque de faire des mécontents, mais comme l’a si bien dit Mauro Biello, le plus important, c’est «qu’il se sente bien et qu’il ne soit pas forcé de prendre une décision avec laquelle il devra vivre pendant des années».

Il y a de quoi allumer quelques lampions pour qu’au bout de cette réflexion, le jeune prodige choisisse le Canada. Ajouter un tel talent aux Alphonso Davies et autres Cyle Larin, qui brillent déjà en équipe nationale, représenterait une excellente base pour bâtir une équipe qui puisse une bonne fois mettre un baume sur la fierté malmenée des amateurs de soccer du pays.

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