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Lundi, moins de 24 heures après les adieux émouvants de Patrice Bernier au stade Saputo, l’Impact tenait son bilan annuel à son centre d’entraînement.

Quelques secondes seulement après le début de l’allocution de Joey Saputo, et sans même qu’il ait eu à le nommer, on connaissait déjà le triste sort réservé à Mauro Biello. «Cette équipe n’a jamais eu d’identité claire», ou encore «Tous les éléments étaient là pour être en mesure de s’attendre à plus» auront été les sentences sans appel prononcées par le président dans ce post-mortem d’une année, il faut le dire, extrêmement décevante.

L’annonce du congédiement de Biello n’a donc pas été accueillie avec stupeur, loin de là. L’historique du club à ce chapitre parlait de lui-même, puis les rumeurs pointant vers le renvoi de l’entraîneur montréalais dans le dernier droit de la saison étaient trop nombreuses et persistantes pour qu’il s’agisse simplement de fumée.

Ce qui en a laissé plus d’un – dont votre humble chroniqueur – pantois, c’est qu’à entendre Saputo, le coach serait le seul responsable de cette débandade générale. Imputabilité zéro pour la direction, qui, rappelons-le, a regardé passer le train du mercato hivernal, alors que la plupart des rivaux de l’Est renforçaient leurs rangs et qu’un club d’expansion haut de gamme – le superbe Atlanta United – débarquait dans sa division.

Même exonération absolue pour un groupe de joueurs qui ont, pour la plupart, largement sous-performé.

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que l’Impact nous sert la rhétorique du «nous avons fourni une Ferrari à l’entraîneur et il l’a étampée contre un arbre».
Cette fois, elle ne tient tout simplement pas la route.

Début d’une nouvelle ère?
Si le congédiement de Mauro Biello était prévisible, Joey Saputo a surpris tout le monde en révélant que le processus de recherche du prochain entraîneur avait débuté en juillet dernier, alors que l’Impact était toujours dans la course aux séries.

Le président a expliqué vouloir passer au niveau supérieur en termes de coaching, faisant le parallèle entre l’investissement fait pour un entraîneur de calibre international et celui réalisé pour un joueur désigné.

Mardi, une source m’apprenait que, parmi les candidats rencontrés par Saputo, se trouvent les ex-internationaux argentins Nestor Sensini (51) et Gabriel Heinze (39), mais que seulement le deuxième serait toujours considéré pour le poste.

En début de carrière, Heinze ne répond cependant pas à certains des critères de Saputo (minimum de cinq ans d’expérience au plus haut niveau, avoir gagné
des titres). Cela dit, l’ancien défenseur a réussi à mener son club Argentinos Juniors en première division dès sa deuxième saison.

Mon collègue Patrick Leduc a, pour sa part, obtenu des informations liant Rémi Garde (51) au onze montréalais. Le Français a eu passablement de succès à la barre de son club formateur, l’Olympique Lyonnais, avant de connaître un parcours pour le moins difficile à Aston Villa, dans la Premier League anglaise, d’où il a été remercié en mars 2016.

Joey Saputo compte bien annoncer le successeur de Biello «dans deux ou trois semaines». D’ici là, ce dossier risque bien de nous tenir en haleine.

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