Getty Images Cristiano Ronaldo et les siens devront éliminer le PSG de Neymar dès les huitièmes de finale s'ils veulent remporter une troisième Ligue des champions de suite

Phase de groupes terminée, tirage au sort complété, voici une brève analyse des affiches les plus intéressantes qui nous attendent à la reprise, en février 2018!

Real Madrid – PSG (14 février/6 mars)

Sans doute le duel le plus attendu de ces huitièmes de finale: le champion en titre face à l’équipe qui s’est le plus améliorée depuis la dernière édition. Si les Parisiens auraient sans doute préféré tomber sur un rival de moindre envergure aussi tôt dans la compétition, ils peuvent se consoler avec le présent en demi-teinte des Galácticos, qui traversent une certaine crise identitaire depuis le début de la présente campagne. Du côté du Real, on peut cependant se compter chanceux que ce duel n’ait lieu qu’en février, ce qui donne amplement de temps à Zinédine Zidane et à son staff de bien huiler la machine, en quête d’un douzième sacre en Champions League. D’ici là, on ne peut que souhaiter aux Parisiens que le faible niveau de compétition en Ligue 1 ne vienne pas les rattraper à la reprise européenne.

Avantage Madrid.

FC Barcelone – Chelsea (20 février/14 mars)

Autre choc qui peut sembler précoce en huitièmes. Une grande rivalité européenne qui renaît après un hiatus de six ans. Alors que du côté de la Liga, rien ni personne ne semble pouvoir stopper les catalans, en Premier League, la domination de Manchester City a poussé Antonio Conte à leur concéder symboliquement le titre la semaine dernière. D’ailleurs l’Italien risque bien de faire de la Ligue des champions son principal champ de bataille pour 2018. Conte a deux mois pour préparer sa joute d’échecs et c’est une excellente nouvelle pour lui, mais cette trêve tombe également à point pour le Barça, qui récupèrera les services d’Ousmane Dembélé, élément qui dynamise drôlement une attaque déjà létale. Fait à noter: en huit matchs, Lionel Messi n’a toujours pas réussi à marquer contre les Blues.

Avantage Barcelone.

Juventus – Tottenham (13 février/7 mars)

La meilleure équipe en phase de groupes devant le finaliste vaincu l’an dernier. La Juve a beau être deuxième en Serie A et s’être qualifiée aux huitièmes de finale de la LdC, elle est loin de son niveau optimal, menée par un Massimiliano Allegri qui ne semble tactiquement pas savoir sur quel pied danser et un Paulo Dybala méconnaissable, qui donne parfois l’impression d’avoir la tête déjà ailleurs qu’à Turin. Contraste total chez les Londoniens qui ont, à toutes fins pratiques, fait une croix sur le titre en Premier League et sont donc investis cœur et âme dans cette campagne européenne. Une équipe qui n’a pas peur de mettre la pression devant et qui a les outils pour le faire avec brio… sinon parlez-en au Real Madrid !

Avantage Tottenham.

Bâle – Manchester City (13 février/7 mars)

Si les Citizens, que plusieurs qualifient d’équipe européenne du moment, partent largement favoris, on peut s’attendre à ce que les RotBlau leur donnent du fil à retordre. Les Suisses ont causé une certaine surprise en terminant deuxièmes du groupe A, avec 12 points sur une possibilité de 18, se payant même Manchester United 1 à 0 grâce une performance inspirée, axée sur une contre-attaque explosive et efficace. En plein la recette à adopter pour espérer faire trembler ce géant. La bande à Pep Guardiola devra quant à elle faire gaffe au surmenage hivernal, qui a plus souvent qu’autrement causé la perte des clubs anglais en Ligue des Champions.

Avantage City.

Porto – Liverpool (14 février/6 mars)

Un duel somme toute équilibré entre deux équipes axées sur l’offensive. Les Dragons surfent sur le grand présent, entre autres, de Yacine Brahimi et de Vincent Aboubakar devant ainsi que de Danilo, leur roc au milieu de terrain. Du côté des Reds, le contraste entre une attaque dévastatrice et une défensive poreuse à souhait est inquiétant. Le mercato hivernal pourrait apporter des réponses à Jürgen Klopp, le cas échéant, son parcours européen pourrait s’arrêter dès mars.

Avantage Porto.

Bayern Munich – Besiktas (20 février/14 mars)

Après des moments plus ternes sous le règne Carlo Ancelotti, les Bavarois semblent avoir retrouvé leur superbe depuis que Jupp Heynckes a repris les commandes, en octobre dernier. Avec un James Rodríguez et un Arturo Vidal au sommet de leur forme en plus d’un Kingsley Coman qui monte en puissance, cette équipe peut tenir tête à quiconque en Europe. Si le tirage paraît favorable pour le Bayern, il ne faut cependant pas sous-estimer ce onze turc drôlement bien équilibré, avec une défense expérimentée et aguerrie ajoutée à une attaque qui connaît un grand présent.

Avantage Munich.

Séville – Manchester United (21 février/13 mars)

Après la défaite des siens au dernier derby de Manchester, José Mourinho a virtuellement concédé le titre à City, qui compte 11 points d’avance sur les Red Devils, au sommet de la Premier League. Il ne serait donc pas surprenant que le Special One se rabatte sur le parcours de Champions League pour sauver l’honneur de la maison. Avec une des attaques les plus carabinées d’Europe et la capacité du Portugais à rallier ses troupes vers un objectif commun, il ne faudrait pas se surprendre si United jouait encore du foot continental au printemps. Sans rien enlever à Séville, qui a pourtant ce qu’il faut pour produire du jeu de haut-vol, son manque de constance et de profondeur en font une proie vulnérable, particulièrement dans un contexte aller-retour.

Avantage United.

Shakhtar – AS Roma (21 février/13 mars)

Une affiche très intéressante entre deux équipes qui, sans être spectaculaires, ont eu de beaux parcours dans des groupes assez compliqués. Les Ukrainiens ont causé la surprise en défaisant Manchester City (et son XI mulet) lors de la dernière journée pour assurer leur passage en huitièmes. Du côté des Romains, leur domination sur Chelsea (0 à 0 et 3 à 0) leur a valu la tête du groupe C. Si la Roma parvient à contenir la rapide et dangereuse attaque aux saveurs sud-américaines de Donetsk, le passage en quarts ne devrait être qu’une formalité. Cela-dit, c’est loin d’être gagné d’avance.

Avantage Rome.

 

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