The Associated Press Rémi Garde.

Deux semaines après avoir blanchi les champions en titre de la MLS Cup, les hommes de Rémi Garde ont récidivé chez les vaincus de la finale de 2017 pour décrocher une deuxième victoire consécutive.

Comme cela avait été le cas contre Toronto, c’est encore une fois le duo Piatti-Vargas qui a permis à l’Impact de prendre les trois points, alors que l’Argentin semble trouver de plus en plus facilement le Chilien dans les surfaces adverses. Une complicité qui pourrait d’ailleurs nous en mettre plein la vue au cours de l’été.

Mais hormis cette action qui l’a délivré à Seattle, le onze montréalais n’a pas pesé lourd dans le tiers offensif, et ce, malgré qu’il ait joué 50 minutes avec un homme en plus à la suite de l’expulsion de Kelvin Leerdam. Cette semaine, Rémi Garde n’a d’ailleurs pas manqué d’exprimer son insatisfaction à cet égard.

«L’équipe progresse, le groupe progresse, mais nous avons encore beaucoup de travail à faire, a-t-il expliqué. Les joueurs ont besoin, individuellement, d’apporter la même contribution pour que le collectif reste à ce niveau. Nous n’avons pas une énorme marge de manœuvre, c’est-à-dire que s’il y a un, deux ou trois joueurs qui baissent de niveau, on se met très rapidement à la portée de l’adversaire.»

L’Impact a exploité face aux Sounders la même formule qui lui avait permis de museler les gros canons des Reds au Stade olympique, mais à Seattle, la copie remise était loin d’être de la même qualité.

«La deuxième mi-temps ne m’a pas du tout convenu, a affirmé Garde. Nous n’avons pas joué de manière aussi fluide, aussi simple et avec autant d’engagement et d’intensité qu’on aurait dû le faire. […] Nous aurions dû passer davantage sur les côtés aussi, c’est un système de jeu dans lequel nous sommes actuellement et où il faut utiliser un peu plus les côtés.»

L’étanchéité de l’Impact et sa capacité à ne pas crouler sous la pression en fin de match – un contraste on ne peut plus marqué avec 2017 – ont néanmoins de quoi réjouir jusqu’à l’amateur le plus cynique.

Cela étant dit, il ne faut pas que l’efficacité tactique de l’Impact, cuvée 2018, devienne l’arbre qui cache la forêt: malgré les recrutements de Rod Fanni, de Rudy Camacho et d’Alejandro Silva, l’effectif actuel demeure quelque peu léger. Du côté des latéraux, Daniel Lovitz aura beau se démener comme un diable dans l’eau bénite dans le couloir gauche toute l’année, ce ne sera pas suffisant.

Devant, ce sont les blessures récurrentes de Matteo Mancosu et d’Anthony Jackson-Hamel qui viennent ajouter des doutes à ceux qui planaient déjà en début de saison. Jeisson Vargas et Nacho Piatti ont beau s’entendre comme larrons en foire, ils ne pourront pallier indéfiniment le manque d’un 9 de qualité.

L’avantage net que tient l’Impact sur la compétition, avec un staff technique de classe mondiale, lui permettra probablement d’être toujours dans la course à l’ouverture du mercato estival, en juin. Mais ce sont les emplettes qu’on y fera qui détermineront le sort du Bleu-blanc-noir, une équipe en constante progression, mais encore incomplète.

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