Aaron Vincent Elkaim/La Presse canadienne L’objectif premier pour la sélection masculine canadienne demeure une qualification dès 2022, au Qatar.

C’est une idée – un peu folle – qui est née il y a plusieurs années, alors que Victor Montagliani, aujourd’hui président de la CONCACAF, Peter Montopoli, président de Soccer Canada, et Walter Siebert, du Comité olympique canadien, attablés à un restaurant de Vancouver, rêvaient tout haut à une façon d’amener la Coupe du monde de la FIFA au Canada.

Le projet d’une candidature conjointe fait alors son bout de chemin, quand Montagliani, alors président de Soccer Canada, en discute avec ses pairs américains et mexicains l’année suivante, puis prend tout son sens lorsque la FIFA commence à jongler avec l’idée de passer de 32 à 48 équipes.

«C’est un projet qui a commencé il y a six ou sept ans et depuis on a fait énormément de travail pour convaincre le plus de gens possible que cette candidature était une bonne idée, affirmait fièrement Montagliani quelques minutes après que la décision du conseil eut été rendue. C’est donc très émouvant pour moi personnellement, et professionnellement.»

Un travail qui a visiblement porté ses fruits, avec une victoire de 67% à la clé – 135 voix pour l’Amérique du Nord, contre 64 pour le Maroc. Un résultat sans appel, qui n’a cependant pas surpris Montopoli: «Nous avons fait un grand travail et nous avons fait ce qu’il fallait pour nous assurer d’avoir le plus de votes. Vous savez à quel point nous avons voyagé au cours des derniers mois. C’était une campagne à l’échelle mondiale. C’était exténuant, mais c’est ce qu’il fallait faire pour atteindre ce chiffre.»

La candidature nord-américaine présentait 23 villes candidates, dont Montréal, Toronto et Edmonton, mais ce total sera réduit à 16 au cours des prochaines années.

«Nous allons travailler avec la FIFA, mais les rapports sont très favorables aux trois villes canadiennes sur une foule de paramètres, a assuré Montopoli. Notre intention a toujours été de descendre à 16 villes, dont au moins 3 au Mexique, 3 au Canada et 10 aux États-Unis.»

Il n’est pas encore garanti que les trois sélections hôtes seront qualifiées d’office pour le tournoi mais, selon une source proche du dossier, il ne s’agirait que d’une formalité, vu les 6,5 places dont jouira la CONCACAF avec ce format bonifié.

Même avec cette possibilité, l’objectif premier pour la sélection masculine canadienne demeure une qualification dès 2022, au Qatar, et Victor Montagliani croit que l’annonce de mercredi peut avoir une incidence sur le destin de la sélection canadienne, qui n’a pas participé à la grande danse de la FIFA depuis 1986, sa seule et unique apparition.

«Quand les États-Unis ont obtenu la coupe en 1994, ils s’étaient qualifiés pour l’Italie en 1990. Ça peut certainement être une source de motivation pour l’équipe masculine.»

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