The Associated Press Alejandro Silva, Ignacio Piatti et Rod Fanni

Deux semaines après son éclatante victoire de 3 à 0 sur les Red Bulls, alors meneurs dans l’Est, l’Impact a récidivé à Philadelphie, samedi dernier, avec un gain convaincant qui lui permet de s’affirmer dans la course aux séries et d’envoyer un message clair à ses adversaires.

Avec la performance la plus aboutie de la saison, victoire de 4-1 à la clé, les Montréalais semblent confirmer que leur nature instable pourrait bien être chose du passé. Si le moment et l’endroit pour un tel statement étaient des plus heureux, la manière tend quant à elle à donner du poids à cette hypothèse.

«L’équipe d’aujourd’hui n’est pas la même que celle du début de la saison, expliquait Rémi Garde hier. On savait tous qu’il fallait progresser, se découvrir, mettre en place un certain nombre de choses. […] Je crois beaucoup au travail, et ce que l’équipe est capable de faire aujourd’hui, ce n’est pas uniquement parce que nous avons passé du temps ensemble, c’est parce que nous avons passé du temps à travailler ensemble.»

«Travail». Ce mot est on ne peut plus central dans la philosophie du pilote français. Depuis sa présentation, l’hiver dernier, jusqu’à ce jour, c’est un mantra auquel lui et son staff n’ont jamais dérogé et qui permet aujourd’hui d’entrevoir l’avenir immédiat du club – sur le plan sportif à tout le moins – avec un optimisme rafraîchissant.

«Il y a 50 manières de jouer un match, de le gagner, mais il y en a une qui correspond mieux au profil individuel de l’équipe, et ça m’a pris du temps avant de déterminer avec quelle formule les joueurs pouvaient se sentir bien, car au final, ce sont eux qui détiennent la clé sur le terrain», a philosophé Garde.

Loin d’être une épiphanie, cette «formule», c’est aussi le fruit d’un apprivoisement toujours en cours entre un staff technique chevronné et un circuit qui lui était – à part pour Will Nancy – inconnu il y a quelques mois à peine.

Si on a pu apercevoir au cours de la saison des flashs de l’organisation défensive qui est à la base des récents succès de l’équipe, les deux derniers matchs donnent une impression d’aboutissement. Non pas que l’impact soit «arrivé», mais les contours de cette identité, de cette idée de jeu qu’on recherchait depuis si longtemps, semblent de plus en plus définis.

Si le Bleu-blanc-noir réussit à affirmer cette identité au cours des cinq derniers matchs de la saison, il sera en mesure de consolider sa place en séries éliminatoires et pourrait même continuer de grimper au classement pour y entrer par la grande porte. Cela demeure un «si» important, mais force est d’admettre qu’il n’y a pas si longtemps, on n’aurait même pas osé envisager un tel scénario.

Comme l’a si bien dit Garde : «Le football peut être un jeu très simple, mais il peut aussi être très fragile, très compliqué.» Pour le moment, ça fait réellement plaisir de voir cette équipe jouer du très bon foot, mais les réponses viendront un match à la fois.

Samedi, la visite d’un New York City en déroute (une victoire à ses huit derniers matchs) semble une bien belle occasion de continuer sur cette lancée.

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