The Associated Press

C’était «le match de l’année». Le cliché était aussi redondant qu’à propos.

Durant les jours qui ont précédé le match de l’Impact à Washington, joueurs, staff et membres des médias ont fait leurs choux gras de l’importance de ce duel dans la course aux séries de la MLS.

Et puis pouf! Une fois le moment de vérité arrivé, le Bleu-blanc-noir s’est volatilisé. Pas de trace de l’équipe qui avait dominé l’Union deux semaines plus tôt, lui soutirant une victoire de 4 à 1 sur sa propre pelouse. Introuvable aussi samedi celle qui, la semaine précédente, avait livré un match intéressant face au puissant New York City FC, n’amassant qu’un point – important –, malgré bon nombre d’occasions (et un manque de réalisme offensif qui devient par ailleurs intenable, j’y reviendrai).

C’est plutôt à une version (encore plus anémique) de l’Impact de la demi-finale retour du Championnat canadien (défaite de 2 à 0 à Vancouver) ou de celui de la défaite sans appel de 3 à 1 aux mains du Toronto FC un mois plus tard qu’on a eu droit. Résultat: dégelée de 5-0 – la pire depuis que le club s’est joint au circuit Garber –, une place en séries qui ne tient plus qu’à un tout petit fil et, surtout, l’amer constat que cette équipe n’a pas l’envergure requise pour s’élever lorsque ça compte vraiment. Du moins pas de manière constante.

Un problème d’attitude, comme dirait l’autre? Certainement! Mais pas que…

Si l’apathie affichée par les hommes de Rémi Garde au Audi Field est inacceptable dans toute circonstance, l’absence d’un buteur digne de ce nom en pointe pèse lourd, et pas que sur le terrain. 

Lorsque les négociations entre l’Impact et Jimmy Briand avaient achoppé à la fin juillet, j’avais demandé à Garde s’il était inquiet que ce revers ne vienne miner le moral de son vestiaire. Avec sa franchise habituelle, il m’avait alors répondu qu’il «espérait» que ce ne soit pas le cas, non sans une pointe d’inquiétude dans la voix et le regard.

Une inquiétude qu’on pourrait qualifier de prémonitoire aujourd’hui. 

Sans rien enlever à Quincy Amarikwa, qui fait un boulot plus que décent depuis son arrivée, l’absence des buts qu’un avant-centre de qualité apporte et de l’incertitude qu’une telle présence provoque sur les défenses adverses sont le plus grand mal qui afflige le onze montréalais. Surtout dans une ligue comme la MLS, où l’attaque fait foi de tout.

Cette absence est un irritant constant dans le vestiaire montréalais: si Rémi Garde a encore de travers l’échec du dossier Briand, certains joueurs se sont sentis lésés par l’organisation, alors que le trou le plus béant de l’effectif n’a jamais été comblé. Et on parle d’un problème qui remonte au départ de Didier Drogba, en 2016.

Est-ce que ça excuse la gifle reçue à Washington? Pas du tout! Mais je crois que l’état-major du club en est tout aussi responsable que les joueurs et le staff technique.

Reste maintenant à voir si le pilote français saura faire les réglages nécessaires pour tirer le meilleur de cette monture incomplète, alors qu’il entame le dernier tour avec un DC United vitaminé au possible dans le rétroviseur et prêt à lui faire l’intérieur à tout moment. 

Piatti absent
Nacho Piatti brillait par son absence à la séance d’entraînement des siens, hier.

L’Argentin a subi une légère blessure à la cuisse à Washington et son cas sera réévalué quotidiennement en vue du match de samedi contre le Crew de Columbus.

Eh oui, une autre «finale»!

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