Graham Hughes/La Presse canadienne Alejandro Silva (gauche)

Au cours des derniers mois, l’Impact a enchaîné les parties qualifiées de «match le plus important de l’année». Dimanche, le refrain sera exactement le même, alors que sa qualification ou son exclusion des séries éliminatoires se jouera au cours de la dernière journée du calendrier régulier.

La victoire des Montréalais – 2  à 0 – aux dépens du Toronto FC dimanche dernier, combinée à la défaite in extremis du Crew de Columbus à Orlando, ont en effet permis de garder intact l’espoir de participer à la danse automnale. Pas un mince exploit que d’y croire encore, quand on sait toute l’adversité qu’a traversée le jeune projet de Rémi Garde durant cette campagne, qui en est inévitablement une de transition à bien des égards.

Et c’est d’autant plus remarquable sans l’apport d’un avant-centre partant digne de ce nom. À eux trois, Matteo Mancosu, Anthony Jackson-Hamel et le nouveau venu Quincy Amarikwa ne totalisent que six maigres buts!

Sans vouloir me répéter (c’est la dernière fois que j’en parle, promis!), je ne peux m’empêcher d’imaginer où en serait l’Impact aujourd’hui si on n’avait pas tiré la plugue dans le dossier Jimmy Briand… Ou si on avait à tout le moins réussi à dénicher un plan B de qualité! Parlerait-on d’une équipe qui peut aspirer aux grands honneurs? Peut-être pas, mais on ne serait pas si loin du compte à mon humble avis. Lorsqu’on regarde comment «l’effet Rooney» a transfiguré le DC United en milieu de saison, il est difficile d’en faire abstraction.

Si Rémi Garde n’a quant à lui jamais caché sa déception à la suite de cet échec, il a su néanmoins tirer le meilleur de ses hommes et demeure très confiant dans leur capacité à continuer à nous surprendre.

«Nous aurions aimé être dans une situation où on aurait beaucoup moins de calculs à faire et où on pourrait se préparer pour la suite, comme les équipes qui ont les séries devant elles, a assuré Garde hier. Nous sommes encore dans une situation où il faut que le destin soit un petit peu avec nous.»

Une partie de ce «destin» auquel fait référence l’entraîneur se jouera à 1200 km du Gillette Stadium, où l’Impact affrontera les Revs de la Nouvelle-Angleterre. Si le Bleu-blanc-noir doit impérativement prendre les trois points, il devra aussi espérer que le Crew de Columbus perde ou annule, alors que Minnesota United rendra visite à la troupe de l’Ohio au même moment.

Une fin de saison dont on n’aurait même pas osé rêver il n’y a pas si longtemps, et qui pourrait nous réserver encore quelques soubresauts… si le destin le veut bien!

Un terrain compliqué
L’Impact n’a pas ramené le moindre point de la Nouvelle-Angleterre depuis 2015. L’immense domicile des Revs, mais surtout des Patriots de la NFL, est plutôt inhospitalier pour la visite, avec son gazon synthétique et son ambiance glaciale.

En 2018, la troupe de la Nouvelle-Angleterre y a récolté sept de ses neuf victoires, ne s’y inclinant qu’à quatre reprises. À leur unique visite cette saison, les Montréalais se sont fait rosser 4 à 0 au début avril, à la suite de l’expulsion de Saphir Taïder tôt dans le match.

Par ailleurs, pour le très expérimenté Bacary Sagna, il s’agira ni plus ni moins d’un premier match compétitif sur une moquette artificielle!

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