Ryan Remiorz/La Presse canadienne Richard Legendre

Un chapitre important de l’histoire de l’Impact de Montréal se fermera le 21 décembre prochain, alors que son vice-président exécutif, Richard Legendre, quittera ses fonctions après 11 ans de service.

Celui qui a mené une illustre carrière dans le monde du tennis, en tant que joueur et dirigeant, et de la politique provinciale avant de se lancer dans le foot et la folle aventure proposée par Joey Saputo, en 2007, a rencontré la presse mardi pour commenter sa décision de mettre fin à ce parcours de 40 ans.

«J’aurai 66 ans en janvier et je me trouve trop jeune pour continuer de travailler à temps plein, a-t-il blagué. Je veux me donner du temps pour faire des activités personnelles et familiales, tout en laissant un peu de place à quelques collaborations professionnelles.»

Bien que très ému, Legendre paraissait en paix avec cette décision, qui, assure-t-il, a été mûrie et est tout à fait réfléchie. Il avait d’ailleurs fait part de ses intentions à son président dès juin l’an dernier.

«J’espère que les gens se souviendront non pas de moi, mais de la croissance de l’Impact de Montréal. C’est phénoménal, ce qui s’est passé au cours des 10, 15 dernières années. […] J’ai été privilégié d’en faire partie, d’accompagner Joey et tout le club. C’est surtout ça que j’aimerais qu’on retienne.»

Durant ces 11 années, Joey Saputo a eu en Richard Legendre un allié essentiel, alors que le Bleu-blanc-noir vivait une période charnière, avec, notamment, son grand saut en Major League Soccer. Sa feuille de route étoffée et sa réputation inattaquable, dans le monde du sport comme de la politique, auront notamment été essentielles dans la construction du stade Saputo et la mise en place du centre d’entraînement. Il a également été un porte-parole exceptionnel pour le club – et le soccer, disons-le – au sein d’un Québec Inc. souvent réfractaire à la nouveauté et à la diversité dans notre paysage sportif professionnel.

Sur le plan humain, la paire Legendre-Saputo se complétait à merveille, le premier servant de force stabilisatrice à la grande passion du deuxième. Lors de l’allocution d’au revoir de son VP et ami, la tristesse était visible sur le visage du président, qui avait assuré plus tôt par voie de communiqué que le processus de transition était déjà bien en marche. Processus qui coïncide d’ailleurs avec la grande restructuration administrative amorcée récemment.

Comme je le disais plus haut, un chapitre important se ferme pour le club montréalais. En espérant que celui qui s’ouvrira au cours des prochaines semaines le soit tout autant.
Aujourd’hui, nous n’avons qu’une certitude: quiconque reprendra le flambeau au retour des Fêtes aura de bien grands souliers à chausser. Comme l’a si bien mentionné Legendre, l’Impact a beaucoup avancé, mais n’est pas encore là où il devrait être.

Bonne retraite, Richard!

Richard le prof

Richard Legendre a annoncé qu’il assumera un rôle de professeur associé à HEC Montréal dans le nouveau microprogramme de deuxième cycle en management du sport, lancé en août dernier.

«C’est une collaboration qui me stimule et que je trouve intéressante, a-t-il expliqué. À ma grande surprise, c’est la première fois qu’un tel programme se donne dans une université québécoise. Il y a une belle réception et c’est prometteur.»

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