La Presse Canadienne Nigel Reo-Coker et Ignacio Piatti entourent de le joueur de l'Orlando City SC, Sean St. Ledger.

Si le surprenant parcours de l’Impact en Ligue des champions a amené un vent printanier prématuré sur la province, ses performances en MLS ne sont pas sans rappeler l’incertitude qui régnait sur le club la saison dernière.

Si le visage de cette équipe a changé du tout au tout, avec les maints ajouts effectués durant l’entre-saison, certaines des carences de l’an dernier sont toujours d’actualité. Au-delà de l’incapacité du onze montréalais à s’approprier les trois points au terme de ses trois premières rencontres de championnat qui, dans les circonstances, est encore loin d’être alarmante, c’est sa rigidité tactique, d’un adversaire et d’une situation à l’autre, qui nous ramène à quelques questionnements datant eux aussi de 2014.

Il n’y a rien de plus normal que de voir la gestion de l’effectif et l’approche tactique d’un entraîneur décriée par les partisans et les observateurs du jeu. Là où les critiques prennent un peu plus de sérieux, c’est quand rares sont ceux qui parviennent à y voir un raisonnement clair et précis. Et c’est exactement ce qui est reproché à Frank Klopas, depuis déjà un bon moment.

L’Impact est sans contredit une équipe plus solide que l’an dernier, sur le terrain comme à l’extérieur, mais si cela représente tout de même un certain mérite, il reste encore à développer une identité de jeu claire et à enrayer une bonne fois ces moments récurrents où l’équipe sombre dans les bras de Morphée, pour servir à son adversaire des points au classement sur un plateau d’argent.

Tôt ou tard, ce groupe devra nous montrer son vrai visage.

Il reste à voir s’il adoptera celui de la Ligue des champions, où on a su montrer combativité, hargne et, fait rarissime, l’instinct du tueur (contre Alajuelense au match aller, notamment), ou si on continuera de voir cette équipe timide et insécure qui laisse l’adversaire dicter le tempo et s’endort systématiquement quelques minutes, le temps d’encaisser un but ou deux.

L’histoire qu’écrit en ce moment le onze montréalais au niveau continental est simplement fantastique, il serait cependant déplorable que l’euphorie qui en découle vienne voiler une réalité qui pourrait rattraper le bleu-blanc-noir plus tôt que tard.

Cette équipe compte tous les éléments nécessaires dans ses rangs pour se montrer plus frondeuse et, bien que la saison soit encore jeune, il est temps que cette attitude qui émane des joueurs soit émulée par un staff technique qui, plus souvent qu’autrement, se montre frileux et en manque de moyens.

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