Getty Bakary Soumaré

Alors qu’on attend impatiemment de voir si l’Impact se dotera de renforts durant le mercato estival, le premier mouvement du club risque plutôt d’être un départ.

Insatisfait de son utilisation au cours des deux derniers mois, Bakary Soumaré a demandé à être échangé en début de semaine. Lorsqu’il a rencontré les médias après la séance d’entraînement d’hier, le Malien n’a pas mâché ses mots.

«À partir du moment où je ne joue plus régulièrement, pourquoi ne pas aller voir ailleurs? Je ne suis là que pour ça! Je ne fais rien ici. […] Si je ne peux pas faire ce pour quoi je suis venu ici, je vais aller voir ailleurs», a-t-il résumé.

Puis, dans une diatribe aussi frontale que chancelante, il s’en est pris au directeur technique du club, Adam Braz, qui avait mentionné plus tôt désirer voir «des joueurs qui ont envie d’être ici et qui veulent se battre pour l’équipe».

«Adam peut dire ce qu’il veut. Il y a des joueurs qui n’avaient pas envie d’être ici, mais on les a forcés à être ici. Qu’il arrête avec ses conneries, ça suffit. C’est vrai que, des fois, il faut mettre le pied sur le frein. Il faut qu’il arrête avec ça.»

S’il est vrai que l’Impact n’a pas la meilleure réputation quant au traitement réservé aux joueurs qui ne figurent plus dans les plans (on n’a qu’à penser aux cas de Matteo Ferrari et de Karl Ouimette), les propos de Soumaré surprennent tout de même par leur virulence. Utiliser le franc-parler est une chose, laver son linge sale en public en est une autre, ce qui vient indirectement donner raison à Braz quant aux attentes qu’il entretient.

Lors des trois dernières rencontres, Victor Cabrera a retrouvé son poste naturel aux côtés de Laurent Ciman et a aligné de très bonnes performances, alors que l’Impact semble en voie de trouver une formule gagnante. Lors des trois matchs précédents, c’est Wandrille Lefèvre qui a patrouillé la charnière centrale en compagnie de Ciman, montrant du même coup la belle profondeur de l’Impact à ce poste.

La frustration de Soumaré est compréhensible, mais il n’a que lui-même à blâmer pour sa chute dans la hiérarchie défensive du club. En s’en prenant ainsi à la direction, il ne fait que confirmer son manque d’arguments sur le terrain. De plus, son départ signifierait un soulagement financier notable pour l’Impact; en effet, Soumaré a encaissé un salaire garanti de 370 000$ l’an dernier.

Se dépasser sur la route
L’Impact arrive maintenant à sa mi-saison.

Le temps est venu pour l’équipe de reproduire en terrain adverse les performances inspirées qu’il livre à domicile. Samedi, il aura l’occasion de le faire contre le coriace Sporting, à Kansas City.

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