THE CANADIAN PRESS Il ne faudrait surtout pas sous-estimer l’effet Biello dans le brillant présent du onze montréalais.

Trois semaines après avoir fêté son 43e anniversaire, Mauro Biello était nommé entraîneur par intérim de l’Impact, à la suite du congédiement de Frank Klopas.

Un moment pour lequel le Montréalais se préparait depuis qu’il a accroché ses crampons en 2009 et qu’il semble avoir saisi pleinement, n’ayant toujours pas connu la défaite en six matchs à la barre de l’équipe.

Icône indissociable du bleu-blanc-noir, au même titre que Nick De Santis ou même Joey Saputo, Biello a toujours détonné par rapport aux deux premiers, reconnus pour leur tempérament bouillant et leurs déclarations intempestives. Plutôt du genre à faire profil bas, il n’est pas pour autant moins passionné que ses supérieurs, surtout lorsqu’il s’agit de son club de cœur.

«Personnellement, je veux amener un sentiment d’appartenance à l’équipe. C’est quelque chose qui manquait, m’expliquait-il après l’entraînement, hier. Avec tout ce que j’ai vécu dans ce club, je veux que les joueurs soient en mesure de ressentir ce que je ressens quand on perd, ce que je ressens quand on gagne.»

«Je lis beaucoup sur [Sir Alex] Ferguson, [Carlo] Ancelotti, [José] Mourinho, [Pep] Guardiola. Je m’inspire beaucoup de leur travail, mais je n’essaie pas de les imiter, plutôt de confirmer certaines choses. – Mauro Biello, entraîneur-chef par intérim de l’Impact de Montréal

 

Quant au regain de vie qu’a connu l’équipe sous ses ordres, Biello n’a pas de doute que la présence de Didier Drogba y est pour beaucoup, mais il demeure convaincu qu’il se devait d’apporter des correctifs fondamentaux dans le groupe hérité de Klopas.

«L’effet Drogba, c’est immense! Ça a aidé l’équipe en termes de préparation et d’engagement, d’envie de gagner. J’ai dit aux joueurs que je n’étais pas un magicien capable de les rendre meilleurs, que c’était leur responsabilité, individuelle et collective. Mon travail, c’est d’être un leader, de guider le groupe vers la mentalité qu’on veut instaurer et le jeu qu’on veut développer. Cela fait en sorte qu’ils ont davantage de certitudes par rapport à leur travail, et c’était un des aspects que je voulais changer.»
Se considère-t-il comme un érudit du foot?

«Oui, on peut dire que c’est mon style. J’aime réfléchir, étudier des idées, j’aime écouter, essayer de nouvelles choses. Comme entraîneur, il faut savoir être créatif pour stimuler les joueurs et s’assurer de leur engagement, tout en étant capable de leur expliquer les objectifs derrière les décisions. J’ai beaucoup appris des qualités des entraîneurs avec lesquels j’ai travaillé, comme joueur et adjoint, mais j’ai aussi beaucoup appris de leurs défauts, parce que je voyais bien que certaines approches ne fonctionnaient pas.»

Une chose est aujourd’hui certaine, si l’effet Drogba est bien réel, il ne faudrait surtout pas sous-estimer l’Effet Biello dans le brillant présent du onze montréalais. Comme quoi les bonnes nouvelles arrivent rarement seules.

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