Getty Images Marc Bergevin.

Comme chaque année, le camp des recrues de Canadien ouvre les festivités de la présaison de l’équipe. Certains diront que c’est plutôt le tournoi de golf qui marque le début officiel de la saison, mais sérieusement, ce tournoi est surtout un prétexte pour que les joueurs répondent aux questions avec la réponse dedans des journalistes. Jamais très intéressant.

Le camp des recrues, c’est ce qu’il y a de plus excitant en ce moment. On ne va quand même pas se laisser distraire par un tournoi impliquant les meilleurs joueurs au monde!
Les recrues symbolisent le rêve. Avant de les avoir vues à l’œuvre, il nous est impossible de juger de leur talent, et il nous est donc possible de s’imaginer qu’ils seront de futurs marqueurs de 50 buts.

On voit déjà Artturi Lehkonen dans notre soupe. En fait, on le voit dans la soupe des journalistes parce qu’ils ne cessent de nous la servir. On ne serait pas surpris qu’il cause la surprise.

Quant aux autres qui semblent stagner, les Sherbak, McCarron et Hudon, on aime se faire accroire qu’ils sont peut-être rendus à maturité.

Ce qu’il y a de triste avec tout ça, c’est que les rêves sont éphémères. Dans quelques semaines, quand Marc Bergevin embauchera un plombier parce que les jeunes de nos jours n’auront pas réussi à percer l’alignement, on se réveillera en sursaut et la routine reprendra.

On peut reprocher bien des choses à Canadien, mais au moins, il nous fait rêver pendant trois semaines en septembre. Profitons-en.

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