The Associated Press

Nous nous sommes peu intéressés à l’intronisation d’Éric Lindros au Temple de la renommée du hockey, occupés que nous étions à nous demander si Al Montoya n’aurait pas dû garder les buts samedi plutôt que dimanche.

Mais il s’agit tout de même d’un événement important. Bien sûr, Lindros fut l’exemple parfait de la « grosse superstar attaquant de puissance de catégorie joueur de concession », un titre dont très peu peuvent se réclamer.

Sauf que Lindros et sa famille (ou l’inverse) ont causé bien du chagrin à plusieurs en étant un peu nonos, si vous nous permettez l’expression.

En refusant de jouer pour les Nordiques, il s’est mis toute une nation à dos. Pas juste la « Nordiques Néchionne ». Le temple de la renommée aurait-il dû lui en tenir rigueur? Doit-on dissocier l’artiste de son œuvre?

Peut-on aimer les films de Woody Allen et de Roman Polanski, malgré leurs frasques? Peut-on continuer d’écouter Dany Bédar malgré sa coupe de cheveux? Peut-on honorer Eric Lindros malgré son passé trouble?

Dans le cas de Lindros, la réponse est oui. Le hockey n’est pas un art comme les autres. Il transcende les débats traditionnels, s’élève au-dessus des autres enjeux.

On ne peut juger des hockeyeurs que par ce qu’ils ont fait sur la glace, sinon, tout deviendrait trop émotif. On l’a vu dans le cas de P.K. Subban qui était très bon avec les enfants malades, mais aussi avec les revirements.

Les gens ne pleurent déjà plus le départ de Subban. Il ne faudrait donc pas pleurer trop longtemps l’intronisation de Lindros…

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