THE CANADIAN PRESS Jonathan Drouin et Marc Bergevin.

Toujours à la recherche, à temps perdu, de solutions afin que Canadien soit meilleur l’an prochain, j’ai eu envie de soumettre dans l’espace public l’idée qu’on devrait utiliser l’argent des contribuables pour financer un peu Canadien, comme on le fait avec les écoles privées.

Celles-ci représentent d’ailleurs un franc succès, quoiqu’en pense le mouvement L’école ensemble, visiblement de gauche et empreint de jalousie envers ceux qui réussissent. Cette jalousie me rappelle d’ailleurs celle de John Kordic en 1985-1986 avec Canadien; il n’était carrément pas capable de sentir Chris Nilan, parce qu’en plusse de péter des gueules aussi bien que lui, il scorait 20 buts par année. On va se le dire, c’était quand même tout un exploit.

Tout ça pour dire que l’idée de subventionner Canadien m’est venue en écoutant cette semaine la Commission Curzi-Dumont, sur les ondes du 98,5 FM. Mario Dumont, s’en prenant au mouvement L’école ensemble, a posé LA vraie question : «Pourquoi vouloir mettre fin au financement public des écoles privées québécoises? Elles sont un immense succès, une fierté provinciale. C’est fou comme la gauche veut toujours démantibuler ce qui marche super bien afin de s’assurer que tout fonctionne moyen ou mal partout. Hahahahaha. La gauche. Hahahahaha.»

En l’écoutant, j’ai tout de suite pensé à mon Canadien qui, depuis 1993, est un club démantibulé et assez moyen merci. Mais ça tombe sous le sens : Canadien, une entreprise privée comme le sont les écoles privées, fonctionne dans un marché compétitif sans subvention du public pour la financer. La question qui s’impose et que j’aimerais poser à Ron Fournier s’il n’était pas encore en vacances (sérieux, il travaille quand, Ron?) est la suivante : «Ron, penses-tu que Canadien gagnerait la coupe plus souvent s’il était financé à environ 60 % par le public comme le sont les écoles privées?»

J’entends déjà Ron me dire : «Intéressant. Poursuivez, monsieur.» Félicitations pour votre beau programme, conclurais-je. Et Ron de poursuivre (je projette) : «Voyez les amis? Y a jamais de temps mort dans la saison morte de Canadien. On est en été, on pou-pou-pou-pourrait croire que ça va t’être une soirée de patates frites molles pis bang, monsieur Jean-Philippe arrive avec la solution du siècle. Merci d’avoir appelé. Pis comptez sur Rôôôônald pour parler de votre idée à tous les soirs en ondes. Pis à Marc Baaaaaaaargevin. J’ai son numéro de pagette. Wow. Wow. Wow. Re-wow.»

Mario Dumont, c’est un peu le Réjean Houle du monde des intellectuels. Y a l’air de rien pis tout à coup, bing-badang-pouf, il t’amène, avec son questionnement philosophique de haut niveau, à pondre l’idée du siècle pour Canadien.

L’équivalent de l’échange de Patrick Roy au Colorado contre Jocelyn Thibault.

Bon. La comparaison est boiteuse, mais le dead line pour la remise de mon texte est passé. Pis j’ai pas le temps d’en trouver une autre. Merci de m’avoir lu quand même.

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