Justin Tang/La Presse canadienne Marie-Philip Poulin et Lauriane Rougeau

Alors qu’il jouait comme un pied comme il sait si bien le faire encore aujourd’hui, Tomas Plekanec affirmait ceci en avril 2008: «Je joue comme une petite fille depuis mes deux derniers matchs. Je ne réponds pas de la façon dont je voudrais.»

Canadien disputait alors les honneurs d’une série contre Boston et Pleky trouvait son jeu un peu trop efféminé à son goût d’homme viril. En 2017, une telle déclaration passerait encore très bien dans le monde du jambon-sport, mais dans le reste de la société, l’auteur d’une telle déclaration se ferait envoyer chier promener. Par moi le premier.

N’empêche, en repensant à cette déclaration épouvantable, je me suis dit cette semaine qu’il y avait peut-être là matière à réflexion afin de trouver une stratégie pouvant permettre à Canadien de retrouver le chemin de la victoire de manière constante tout en se distinguant des autres équipes, à l’image de ce droit qui lui permettait jadis de mettre la main de façon prioritaire sur des joueurs canadiens-français au repêchage.

Ma proposition est simple: engager des joueuses madames.

Une nouvelle équipe rose
Après tout, il ne faut pas sous-estimer ce qui se passe au Québec depuis l’élection de Valérie Plante à la mairie de Montréal. Philippe Couillard et Martin Coiteux l’ont d’ailleurs compris : maintenant, ils sourissent.

Voilà d’ailleurs une des grandes forces du féminisme : sourire à la vie. Et Canadien, pas plus fou/folle qu’un/e autre, pourrait user de cette stratégie pour déconcentrer l’adversaire. D’ailleurs, certains l’ont d’ailleurs déjà intégré à leur jeu: pensons à Brendan Gallagher, qui a un sourire à faire perdre patience au pape.

Pour ce faire, Canadien pourrait aller puiser dans les rangs des Canadiennes de Montréal et sourire à pleines dents devant l’adversité. D’ailleurs, pour se distraire dans la salle de presse de Métro, on a récemment consulté les statistiques des Canadiennes, et alors qu’on était certain de se bidonner solide, force fut de constater que les joueuses affichent un rendement intéressant.

«Ouais, mais elles jouent contre des filles», qu’on vous entend nous dire. C’est vrai: des filles qui jouent contre des filles, ça s’annule et ça devient un positif.

C’est d’ailleurs le principal enjeu qu’on voit se dessiner pour elles une fois rendues dans la LNH avec Canadien: il n’y aurait pas de madames contre qui elles joueraient contre, ce qui rendrait impossible la transformation du négatif en positif.

J’ai peut-être une solution, toutefois : proposer une nouvelle équipe d’expansion dans la LNH, entièrement féminine, toute de rose vêtue. Elle s’appellerait Les Smilings et jouerait idéalement dans la division de Canadien pour qu’ils s’affrontent souvent.

Pis tiens, je l’ai: on les établit à Québec. Les radio-poubelles vont triper. Ou pas.

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