Getty Images Paul Byron

Le 13e congrès de la formation Québec solidaire, qui se déroulait en fin de semaine dernière, avait des allures de l’émission 110 %, jadis diffusée à TQS. Toutefois, plutôt que de réinventer le langage en parlant en lapsus comme le faisaient Gabriel Gréroire et Jean Perron à l’époque, Québec solidaire a proposé de s’attaquer à un enjeu de société crucial : le poids des mots, qui, on le sait, n’est pas innocent. Les gens qui les utilisent le sont souvent, par contre.

De cette échauffourée linguistique, on a retenu que Québec solidaire remettait en question l’utilisation du mot patrimoine, jugé trop masculin et surtout issu du patriarcat, un mode d’organisation sociale archaïque. Suite à cela, il n’y a qu’un pas à franchir pour suggérer aux journalistes sportifs de repenser leur manière de parler de Patrick Roy, jugé lui aussi trop masculin et issu du patriarcat avec des comportements violents dans le passé envers sa femme et Mike Vernon. Peut-être serait-ce une bonne idée de leur suggérer d’utiliser l’expression Cerbère Royal ?

Faudrait toutefois demeurer prudent : dans la mythologie grecque, un cerbère est un chien à trois têtes gardant la porte de l’enfer. Les défenseurs des animaux pourraient y voir un hommage démesuré aux animaux difformes. Vaut mieux y réfléchir plus longuement, car il ne faut pas faire ce débat à la va-vite.

Remplacer rondelle par disque
Un dossier auquel il nous semble toutefois urgent de s’attaquer, et pour lequel une solution pourrait être mise de l’avant rapidement, c’est l’utilisation du mot rondelle. À première vue, cela ne pose pas problème, mais lorsqu’on met les lunettes de Guy Nantel et que l’on voit la vie en 2 degrés, un drame se révèle : le hockey de la Ligne nationale est un sport où des hommes courent après UNE rondelle pour éventuellement scorer avec. Sans parler du fait qu’ils passent leur temps à lui frapper dessus. Ceci est macho à l’os et issu du patriarcat. Nous suggérons à tous et à toutes de revenir à l’utilisation du mot «disque», ce qui honorera du coup la mémoire de René Lecavalier, qui en avait fait un de ses mots chouchou.

Et puisqu’on parle du poids des mots, ce serait peut-être bien de changer le nom de la Ligne nationale de hockey afin qu’il reflète adéquatement ce qu’elle est : La Ligne de hockey du Canada et des États-Unis d’Amérique (LHCEUA).

Enfin, considérant les origines ethniques des joueurs de la formation actuelle de Canadien, le temps est aussi venu d’ajuster le nom de l’équipe : Canadien du Monde.

Quant à Paul Byron, vous avez peut-être lu dans un journal concurrent qu’il souhaite désormais qu’on l’appelle Paul Biron. Sérieux, fais-pas ça, Paul : avec un nom franco, le coach va te faire jouer moins souvent.

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