Getty Images Jonathan Marchessault

Il faut l’avouer, il y a quelque chose de frustrant à voir Las Vegas en finale de la Coupe Stanley.

C’est bien beau la mondialisation, mais il y a des limites. Il y a de ces choses qui mériteraient d’être restreintes à leur région d’origine. Le fakage au soccer devrait rester en Europe. Les championnats mondiaux de pétanque 2018 n’ont pas d’affaire au Lac-Saint-Jean. Et le hockey, ça ne se joue pas dans le désert.

Bien sûr, l’organisation des Golden Knights apporte quelque chose de rafraîchissant dans le monde conservateur du hockey. En ce sens, il faut saluer l’imagination qu’ils déploient dans leurs cérémonies d’avant- match et sur les réseaux sociaux. On ne pouvait pas compter sur une ville comme Edmonton ou Ottawa pour montrer la voie à ces égards.

Mais Las Vegas reste le symbole d’un monde en déliquescence. C’est là que vont se réfugier ceux pour qui le rêve américain n’aura été qu’un rêve (en tout cas, vous comprenez). La ville du vice. La ville des changements climatiques aussi. Une ville qui fait face à une grave pénurie d’eau due à la surconsommation.

Comment vont-ils faire pour gagner une autre coupe Stanley s’ils n’ont pas d’eau pour faire de la glace? Patiner sur du whisky? Comment faire pour arroser les terrains de golf où ils iront jouer s’ils ne gagnent pas la coupe chaque année? Les arroser avec le whisky des patinoires décongelées?

Il reste que le succès de cette équipe, si on fait abstraction du cadre désenchanté de la ville, a quelque chose de réjouissant. Les derniers choisis au ballon- chasseur qui se font une équipe et plantent tout le monde, voilà un bel exemple de persévérance.

Ça nous donne presque le goût de faire la même chose avec Canadien. Flusher tout le monde et repartir à zéro. Abolir Canadien et repartir sous un autre nom. Les Maroons, mettons. Recruter Marc-André Fleury. Gagner la coupe.

Voilà un plan quinquennal porteur d’espoir.

Citation de la semaine

«Tsé amener un Québécois juste pour faire un peu la flaveur populaire, j’pense que c’est pas la bonne chose à faire. Mais tantôt je l’ai dit, ces gars-là, je suis convaincu, étaient courtoisés par des équipes de la ligne nationale.» – Marc Bergevin, directeur général du CH

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