Getty images Tomas Plekanec

Canadien n’a pas été très actif sur le marché des joueurs autonomes dimanche dernier. John Tavares a décidé de réaliser son rêve d’enfant en s’en allant jouer pour le Toronto. Malheureusement, du côté de Montréal, seul Xavier Ouellet rêvait enfant de porter les couleurs de Canadien. On a déjà hâte de voir la lutte à finir qui l’opposera à David Schlemko.

Il faut dire que le marché des joueurs autonomes est un merveilleux endroit où payer trop cher pour quelque chose de décevant. Un peu comme lorsqu’on achète une bière au Centre Molson. Il s’agit donc d’un mal pour un bien.

Marc Bergevin et son équipe ont plutôt décidé de faire le plein de jeunes espoirs remplis d’espoir en vue des prochaines années. Des espoirs finlandais si possible. Un peu comme à la belle époque de Saku Koivu et de Réjean Houle. Bref, il ne faudra pas s’attendre à faire les séries de sitôt et c’est tout à fait correct. Il faut souffrir pour être belle, comme disait Réjean Tremblay avant sa greffe de cheveux.

N’empêche que si tout indique que Canadien est en reconstruction, Bergevin ne veut pas l’admettre. Comme si le partisan allait abandonner son équipe, la sachant en mode «être pas bon pour repêcher tôt». Le partisan risque bien plus d’abandonner son équipe si elle essaie de lui faire accroire qu’elle est bonne même si c’est Tomas Plekanec qui pilote le premier trio.

À moins que la stratégie soit de reconstruire, mais à côté. Un peu comme pour le pont Champlain. Pendant que Canadien menace de s’écrouler, le Rocket de Laval a embauché plusieurs jeunes joueurs presque pas assez bons pour la «Ligne» nationale. C’est peut-être de ce côté qu’il faudra maintenant se tourner. Lorsque Canadien sera inopérant, le Rocket prendra la relève.

Bergevin préfère parler d’un «reset». Or les habitués du CTRL-ALT-DEL savent très bien que même en la rebootant, la machine recommence à faire des siennes assez vite. Plutôt que de changer d’ordinateur, on a décidé de le redémarrer. Ça donne un peu envie de changer de système d’exploitation. C’est de ça que le directeur général devrait s’inquiéter.

Vaudrait mieux s’inspirer des paroles de la philosophe Joe Bocan qui chantait : «Repartir à zéro. Repartir à zéro, oh oh.»

Citation de la semaine

«Tu dis que Pierre Dorion marche sur des œufs, je te dirais bien plus qu’il a les deux pieds dans l’omelette.» – Bob Hartley

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