La sélection canadienne en hockey masculin en vue des prochains Jeux olympiques a été dévoilée mardi dernier, tout juste après les éructations interminables de Marcel Aubut. Alors que nous étions tous prêts à être indignés du rejet de P.K. Subban, c’est plutôt de celui de Martin St-Louis que les journaux se sont emparés. Il faut bien être fâché contre quelque chose.

On ne sait pas trop pourquoi St-Louis n’a pas été choisi, mais on peut tout de suite exclure que c’est à cause de son orientation sexuelle. Les gais ne sont pas bien accueillis en Russie, mais comme un joueur de hockey homosexuel, ça n’existe pas, on ne peut pas faire de lien entre ces deux événements.

Mauvais équilibre
De toute façon, tout ça détourne l’attention du vrai problème de cette équipe : le manque d’équilibre. En effet, en ne choisissant que de très bons joueurs, Steve Yzerman et ses collègues ont dénaturé l’essence même d’un club de hockey. Seuls les Russes, qui ont décidé de se pourvoir d’un quatrième trio de plombiers (et aussi d’Alexei Emelin), ont une formation plus normale.

Tout le monde sait qu’une équipe de hockey devrait avoir au moins un joueur plein de talent qui ne se réveille que lorsque ça ne sert à rien. Un René Bourque, par exemple, aurait été à son sommet dans un match hors-concours contre l’Allemagne. Il faut aussi bien sûr un petit vétéran qui ne joue que sept minutes par match, mais qui est très utile pour motiver les troupes sur le banc et pour passer des bouteilles d’eau à ceux qui se défoncent. Daniel Brière aurait pu jouer ce rôle à merveille s’il avait été invité à Sotchi.

Et que dire de Brandon Prust? N’aurait-il pas été bon pour aller fesser sur un jeune joueur suisse sans défense afin de préserver notre réputation de manque de classe à l’étranger?

Il aurait été bien aussi d’avoir un Michaël Bournival sur l’équipe pour lui donner un peu d’expérience à l’international en prévision des jeux de 2018. Gallagher et Desharnais auraient été parfaits sur le troisième trio. Il en faut bien un, troisième trio, sinon, on n’a que des premiers trios et c’est impossible, mathématiquement parlant.

Équipe Canadien
Rendu là, pourquoi ne pas tout simplement envoyer Canadien au grand complet? Bien sûr que tous les joueurs ne viennent pas d’ici, mais l’équipe a quand même le mot «Canada» dans son nom!

Équipe Canadien, ça sonne bien. C’est ça, une équipe de hockey, avec ses (quelques) hauts et ses (nombreux) bas. Une équipe de hockey doit être à l’image du pays qu’elle représente. Et avec son surplus de talent et ses habiletés incroyables, Équipe Canada ne ressemble pas du tout au Canada de Stephen Harper. C’est pourquoi il faudra oublier le podium cette fois-ci.

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