collaboration spéciale François et l’animatrice Tamy Emma Pepin.

Le monde du journalisme est sens dessus dessous depuis les révélations autour de François Bugingo qui aurait un peu exagéré son apport à certaines négociations pour la libération d’otages à des endroits où il n’était pas. Comme si ce n’était pas arrivé au moins une fois à tout le monde dans sa vie.

D’ailleurs, le journalisme sportif offre lui-même son lot de fumistes. À commencer par nous, au Sportnographe, qui analysons souvent les matchs de Canadien sans les avoir vus. Vous en doutiez vous? Sûrement peut-être que oui. Est-ce que notre analyse est moins pertinente que celle des journalistes sportifs qui couvrent les matchs en direct du Centre Bell? Non.

Non parce que les journalistes sportifs ne suivent pas le match eux non plus. À voir le nombre de gazouillis qu’ils produisent pendant les parties, il est scientifiquement impossible qu’ils lèvent le nez de leur téléphone plus de trois fois par période. Lorsqu’ils se disent impressionnés par le travail de PK Subban, ils parlent probablement de la dernière photo que le défenseur a mis sur Instagram.

La mythomanie fait rage aussi chez les descripteurs. À la télé, on en met plus que le client en demande en matière d’arrêts spectaculaires qui ne sont pas si spectaculaires que ça. C’est encore plus flagrant à la radio où on a souvent l’impression d’assister à un match d’anthologie avant de réaliser, en ouvrant la télé, que tout ça n’était que chimère et que les deux équipes ont joué la trappe pendant 60 minutes avant que Canadien ne perde 1-0 en fusillade.

Ce n’est pas tout. On essaie même de nous faire accroire que Michel Therrien répond aux questions des journalistes, alors qu’il ne fait que répéter les réponses que les journalistes lui ont mises dans la bouche.

En plus de tout ça, si vous voulez notre avis, Patrice Brisebois n’existe pas pour vrai. Mais ça reste à confirmer.

Avec Canadien, tout est faux et ce n’est pas grave. Ça s’appelle de l’information-spectacle. Si François Bugingo est dans le trouble à cause d’une entrevue possiblement inventée avec le fils de Khadafi, c’est simplement parce que le fils de Khadafi n’a pas la chance de jouer sur le deuxième trio de Canadien. Et ça, c’est bien dommage. Il aurait fait un excellent goon.

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