The Canadian Press Ignacio Piatti

Les jours fériés comme ce mercredi, l’actualité est souvent moins riche, ce qui force les journalistes à sortir ce qu’on appelle dans le milieu des «non-nouvelles».

Prenons par exemple le projet potentiel d’expansion de la Ligne nationale de hockey, ou encore le fait qu’Ignacio Piatti, un joueur de l’Impact de Montréal, parle «bien» français. Honnêtement, on n’ira pas jusqu’à dire que le onze montréalais a joué la carte de l’opportunisme en publiant une vidéo à ce sujet sur son site web le jour de la fête de nationale du Québec, mais on va au moins l’écrire.

Évidemment, les gens étant en congé, ils furent plusieurs à s’intéresser à la nouvelle et à dire «Wow, c’est donc ben hot, Saku Koivu ne parlait même pas aussi bien le français après plus de 10 ans avec Canadien.»

Piatti a beaucoup de temps libre
Il est vrai que nous ne sommes plus habitués à cela, mais donnons un peu de perspective sociohistorique à la nouvelle. D’abord, Saku Koivu pratiquait le métier de hockeyeur, il ne jouait pas au soccer. Implicitement, cela signifie que jouer une saison régulière de hockey de 82 matchs, comparativement à une saison de 34 matchs pour l’Impact dans la Ligne majeure de soccer (LMS), laisse beaucoup plus de temps libre à un Ignacio Piatti pour s’inscrire à un cours de français dans le centre de communautaire de son quartier qu’à Koivu à l’époque.

Puis, il ne faudrait pas oublier (merci Google) que Piatti a déjà joué en France le temps d’une saison, en 2006-2007, pour l’AS de Saint-Étienne, ce qui lui a assurément permis d’apprendre le français, contrairement à Koivu qui n’a jamais évolué en France.

En passant, l’AS, c’est pour «Association sportive». Nous n’en sommes pas certains, mais avec un nom comme ça, cela ressemble à du soccer récréatif, ce qui a dû laisser, là aussi, beaucoup de temps à Piatti pour l’apprentissage d’une autre langue.

Les plus soucieux du détail se rappelleront qu’il fut une époque où des joueurs de Canadien, tels Larry Robinson et Craig Ludwig, apprenaient le français lors de leur séjour à Montréal. Vrai. Sauf que. Les saisons régulières de la Ligne nationale de hockey comptaient alors quelques matchs de moins au calendrier et soyons honnêtes, le hockey ressemblait davantage à un jeu à l’époque, étant pratiqué avec beaucoup moins de rigueur qu’aujourd’hui, un peu comme le soccer.

Bref, revenons aux choses sérieuses. Cette semaine, c’était l’anniversaire du numéro 64 de Canadien, Greg Pateryn (le 20 juin). Bonne fête en retard, Greg!

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