The Canadian Press Laurent Ciman

Les équipes sportives font souvent des pieds et des mains pour attirer les meilleurs joueurs. Surtout des pieds, dans le cas du soccer. D’ailleurs, ce n’est pas avec sa feta légère que Joey Saputo est parvenu à convaincre Laurent Ciman de l’Impact de déménager à Montréal, mais bien en lui promettant un accès privilégié à la huitième merveille du monde: le système de santé du Québec.

Ne tombez pas si vite en bas de votre chaise. Il semble que nous ne soyons pas trop mal en matière de traitement de l’autisme, une condition qui affecte la fille de M. Ciman. Meilleurs que les Belges en tout cas. On fait aussi de meilleures patates frites qu’eux, mais ça, c’est une autre histoire.

Or plusieurs mois après s’être imposé comme un défenseur vraiment pas pire avec sa nouvelle équipe, Ciman se doit de constater que d’accéder à notre système de santé n’est pas une mince tâche. L’attente est interminable et Laurent Ciman en a plein son pas de casque: « J’espère pour ma fille que ça se règlera. C’est pour elle que je suis ici. Sinon, je serais resté chez moi » a-t-il déclaré avant la dernière victoire de 3-0 de son équipe.

Le défenseur aurait facilement pu googler notre système de santé et voir la face de Gaétan Barrette dans l’internet avant de signer son contrat. Ça aurait sûrement réfréné ses ardeurs. Mais il s’est plutôt fié à Saputo qui lui a promis qu’il allait être traité aux petits oignons. Il a seulement omis de préciser qu’il allait devoir faire la file pendant cinq ans avant d’en arriver là.

Avant de se plaindre à l’Office de protection des consommateurs, Ciman espère peut-être que Joey Saputo, qui est sur le conseil d’administration de l’hôpital Ste-Justine ne lui offre un raccourci. Couper la file est une chose qu’on ne tolérerait pas de la part d’un quidam ou de Claude Dubois. Mais pour un sportif qui fait rêver tout un peuple et qui réussit à nous faire croire que notre système de santé n’est pas si pire, on dit oui. Occupons-nous donc de Laurent Ciman.

Aussi dans Le Sportnographe :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!