Archives Maurice Filion a contribué au succès des Nordiques dans les années 1980.

On apprenait cette semaine que Las Vegas et Québec sont les deux seules villes en lice pour l’obtention d’une équipe de la Ligne nationale de hockey. Cela dit, elles n’ont pas de quoi être particulièrement fières, car elles sont les deux seules villes à avoir déposé leur candidature à la LNH dans le cadre d’un processus d’appel.

Deux autres villes étaient fortement pressenties à titre de concurrentes de Las Vegas et de Québec, soit Toronto et Seattle. La Ligne nationale aurait toutefois indiqué à Toronto qu’il fallait, si elle souhaitait obtenir une deuxième équipe dans sa ville, avoir, d’abord, une première équipe respectable.

Puis, Seattle, depuis la publication par The New Yorker d’un article révélant la forte probabilité d’un tremblement de terre dévastateur sur la côte nord-ouest de l’océan Pacifique au cours des prochains mois, a préféré retirer sa candidature car, selon les révélations du magazine, il est possible qu’après le tsunami résultant du «Really Big One», il n’y ait tout simplement plus rien à Seattle. Conséquemment, la ville préfère attendre afin de pouvoir choisir l’emplacement idéal pour son amphithéâtre une fois que tout aura été détruit.

Le retour des Bulldogs ou des Nordiques?
Depuis la construction d’un nouvel amphithéâtre et plus que jamais depuis le processus d’appel de candidatures pour une expansion dans la Ligne nationale de hockey, il est beaucoup question, à Québec, du retour des Nordiques. Or, il n’est pas utile de le rappeler – mais faisons-le quand même –, les Nordiques n’ont jamais remporté la coupe Stanley. En revanche, les Bulldogs de Québec, eux, l’ont remportée à deux reprises, en 1912 et en 1913. Évidemment, les plus vieux se souviendront que la vedette des Bulldogs à l’époque était Joe Malone, qui fut un grand joueur de Canadien ensuite, mais cela n’enlève rien aux honneurs remportés par Québec. Pourquoi, alors, ne pas ramener les Bulldogs plutôt que les insignifiants Nordiques?

Par ailleurs, on a beaucoup dit que l’un des points forts de la ville de Québec pour le retour de la LNH était le fait qu’elle a déjà un nouvel aréna. Or, on rappellera que pendant plusieurs années, la ville a aussi eu des bretelles d’autoroute toutes neuves menant directement dans le mur en prévision d’un tunnel (le tunnel Dufferin) qui devait être construit dans le roc afin de déboucher en bas sur le boulevard Champlain, et ce, à partir de la Haute-Ville, et qu’on a récemment détruit les bretelles parce qu’il n’y a jamais eu de tunnel.

En revanche, le seul défaut de la ville de Québec noté par les observateurs serait qu’elle représente un petit marché. Cela est juste. Nous croyons d’ailleurs qu’il serait préférable pour elle de tenter de séduire la Major Ligne Soccer afin de se dénicher une équipe de soccer. Le tout coûterait moins cher et les partisans n’y verraient que du feu, car un joueur de soccer est à peu près incapable de marquer des buts, ce qui est aussi le cas des plombiers de troisième ligne qui constituent généralement l’alignement partant d’une équipe d’expansion de la LNH.

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