Graham Hughes Reto Berra, Erik Johnson, Brendan Gallagher,. Graham Hughes / La Presse Canadienne

Les temps changent. Avant, les joueurs faisaient de la boxe sur la glace pour montrer leur supériorité. Une tradition en voie de disparition. Ils donnent maintenant plutôt dans l’art de la rhétorique sur Twitter. Une belle évolution.

On parle bien sûr du petit combat de coqs que se sont livré Brendan Gallagher et l’ancien goon Jim Kyte sur les réseaux sociaux cette semaine. Pour ceux qui auraient manqué cet épisode, en voici notre traduction libre et romancée.

Kyte: Brendan Gallagher, Brad Marchand et les joueurs de cet acabit sont la raison pourquoi je ne regarde plus les matchs de la «ligne» nationale.

Gallagher: S’il vous plaît, M. Kyte, rappelez-nous avec quelle classe vous abordiez le hockey. Ci-joint une vidéo où l’on te voit fesser Mario Lemieux dans le derrière de la tête.

Kyte: Les six pouces pendant une escarmouche et les coups aux gardiens de buts à l’insu de votre plein gré sont l’apanage des jambons comme toi.

Gallagher: Heureusement pour les amateurs, du jeu de qualité qui met l’accent sur les habiletés des joueurs plutôt que sur les cross-check dans la face sont le propre de la nouvelle LNH qui s’est débarrassée des mauvaises herbes comme toi.

Kyte: MDR! La seule raison pour laquelle tu ne joues pas en Europe, c’est à cause du règlement sur l’instigateur des batailles.

Gallagher: Tu es bien chanceux que nous ne nous soyons jamais affrontés sur la glace. Au revoir, Jim, j’en ai assez de perdre mon temps avec toi.

Voici donc une belle preuve qu’il est possible de régler un conflit avec des mots plutôt qu’avec ses poings et que les doigts de Brendan Gallagher ne sont pas si mal en point que ça s’il est capable de twitter avec autant d’éloquence.

La LNH devrait prendre des notes. Arrêter le jeu pour laisser les joueurs débattre au cours d’une joute oratoire ne serait pas moins ridicule que d’arrêter le jeu pour les laisser se péter la yeule. Pensez-y, peut-être que les choses auraient été différentes si Twitter avait existé dans le temps d’Eddy Shore…

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