Depuis le début de la triste affaire concernant les animateurs de radio australiens, des amis journalistes s’arrachent notre analyse. Être aussi en demande à propos d’événements sur lesquels on n’a aucun contrôle est pour le moins bizarre. Crime, on a l’impression qu’on vient de refaire un sketch dans une tente avec André Boisclair.

En quoi cela va-t-il changer votre façon de faire les choses? Vous sentez-vous concernés personnellement par cette affaire? Il y a même une chroniqueuse qui a demandé en fin de semaine si le segment des Australiens mettrait fin à notre carrière, mélangeant, sur son blogue, les gens et les faits; elle est manifestement très peu au courant de ce qu’on fabrique quotidiennement à la radio depuis près de 15 ans. En gros, elle n’aime pas nos sketchs qui traitent de personnalités internationales. Grand bien lui fasse; quand elle aura à son actif ne serait-ce qu’un sketch écouté par plus de 108 millions de personnes, nous prendrons son avis en considération.

Nous prendrait-il l’envie de lui dire que sa carrière de spécialiste des magazines est finie parce qu’un tabloïd new-yorkais a fait une bourde épouvantable en jouant à la une un homme sur le point de se faire écraser par le métro? Bien sûr que non, mais le jugement ne s’achète manifestement pas, malgré l’âge et l’expérience. Nous lui pardonnons ses élucubrations, son équipe de recherche n’étant certainement pas aussi qualifiée que la nôtre!

OUBLIONS LES COMMENTAIRES VACHES ET REVENONS À NOS MOUTONS.

Les animateurs en Australie sont peut-être désolés, mais demander à quelqu’un de trahir le secret médical est illégal. On ne voit pas ce qui est drôle là-dedans, ni ce qui est du domaine public. Si certains appellent ça un coup de téléphone humorisitique, ils mélangent des pommes et des patates. Le but de nos coups est de savoir si les personnalités publiques mondiales ont le sens de l’humour. Alors, quand vient le temps de forcer une infirmière anonyme à se compromettre, aucun intérêt.

Vous allez rire, mais on a un petit code d’éthique bien simple :

1. Révéler à la fin que c’est un coup.
2. Demander à la personne prise au téléphone si elle trouve ça drôle (et veut que ce soit diffusé).
3. Ne jamais révéler d’informations sur la vie personnelle de la «védettte» en ondes.

Avec ça, on ne s’est jamais retrouvés dans une mauvaise situation, et 99,9% de nos canulars ont bien fonctionné, c’est-à-dire qu’ils ont fait rire la personne piégée ET le public.

Enfin, vous l’aurez deviné, à force de mélanger des pommes et des patates… on se retrouve… dans les patates!

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Aucun animal n’a été blessé au cours de cette chronique.

Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.

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